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Mexique à la saison des pluies. Et ce faisant bien des choses sur ce pays infiniment subtil.

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    pozole, ceviche et sorbet pepino,

    Mauricio le chef de Don Taco présentait hier un de ces repas mexicains traditionnels et sophistiqués qui justifient l’inscription de la cuisine mexicaine au patrimoine de l’humanité. Un ceviche de poisson cru mariné au citron avec des tomates, avocat, oignons, origan. Le tout résidant dans l’équilibre des saveurs avec un léger piquant. Jamais excessif. Ensuite le Pozole verde, soupe de porc au maïs blanc (pozole) qui a donné son nom à ce plat de fête roboratif. Puis viennent les desserts, sorbet de confiture de lait et rompope, ou crème de citron. Et pour finir le chef fait déguster sa dernière composition : un fond de mezcal surmonté d’un sorbet concombre légèrement sucré, saupoudré de piment. L’équilibre des saveurs est la qualité première de Mauricio chef poblano frotté à la gastronomie chez Maxime's et Bocuse. Ces plats faits maison quelquefois dans l’année, (pour ne pas saturer) réjouissent et revigorent tous ceux à qui manque le Mexique. Et qui s’attardent dans cette soirée d’été indien rue Mercière à Lyon.

    https://fr-fr.facebook.com/pages/Don-Taco/401424693260435


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    Hérétiques, le dernier roman de Leonardo Padura, vaste fresque historique, aux héros juifs et cubains, est l’apologie de la tolérance et du libre arbitre.

    Bien sûr dit l’auteur « si on fait une lecture politique mon livre à Cuba n’est pas assez révolutionnaire ». Et quand il le présente à Miami en revanche il l’est horriblement. « Les extrêmes se rejoignent" dit-il. Car quel que soit le lieu et l'époque il existe toujours des limites à la liberté auxquelles l'homme se trouve confronté.

    Et l’on comprend pourquoi faire passer des idées aussi subversives, à travers l’ancien policier Mario Condé, devenu libraire, peut rassurer. En effet du coup la littérature policière, va bien au delà d’une simple enquête, et rejoint des romans qui la méprisent et souvent ne la valent pas.

    L’enquête est bien là et couvre justement cette fresque historique : c’est la disparition d’une œuvre de Rembrandt léguée au 17eme siècle à une famille juive polonaise et qui reparaît à Londres en 2007. Un peintre Elias Kaminski, descendant de cette famille va demander à Mario Conde de l’accompagner à Cuba dans sa quête. Celle des origines familiales intimement liées à l’œuvre. Que trouveront les uns et les autres, ne le dévoilons pas. Mais l’ampleur du roman, va permettre à Padura de comprendre et faire comprendre ses personnages. Car « le romancier n’est pas l’historien. » Même s’il s’acquitte lui-même de ses recherches, grâce à son métier de journaliste qui l’autorise a voyager, l a besoin de connaître certains détails, « qui n’intéresseraient pas l’historien, par exemple les problèmes dentaires de Rembrandt ». Même si le risque pour l’écrivain serait « la folie de l’information" et tentation de tout mettre dans son roman ».

    En tout cas Padura est un formidable conteur qui se libère et devient de plus en plus drôle devant un auditoire d’amateurs. Quand il raconte l’organisation des queues à Cuba, il aborde ces détails qui font s’approcher le lecteur européen au plus près du peuple cubain.

    Valeurs universelles, puissamment humaines, la peur et l’adaptation courent chez Padura. Mais aussi l’amitié notamment sur la plage quand Mario Conde et ses vieux copains d'enfance pratiquent ces "conciles de pratiquants fondamentalistes de l'amitié » seul fondamentalisme concédé.

    "Le souffle" dit Eric le libraire de Passages qui invite Padura l'auteur l'a déjà atteint avec L'homme qui aimait les chiens et surtout Le palmier et l'étoile. Avec Hérétiques il monte encore en puissance.

    Leonardo Padura l'éloge du libre arbitre,
    Leonardo Padura et le libraire passionné

    Leonardo Padura et le libraire passionné


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    La Jornada, 30 ans d'une incontournable
    • Tu as la Jornada ? me demandent mes proches, régulièrement.

    J’ai d’abord ouvert la Jornada chez un abonné qui la lisait scrupuleusement chaque jour en rentrant de sa très longue journée de travail. J’ai pris goût à sa diversité et à ses articles de fond. Ses dossiers, ses hommages. Ses photos. Suivi attentivement ses chroniqueurs et grands journalistes particlièrement bien formés. Ses caricaturistes mettant exactement le crayon sur la puntita ! Puis j’ai goûté à Mexico le plaisir de me rendre au Kiosque de David pour l’acheter et suivre d’après l’agenda des conférences et rencontres sociales ou politiques du plus haut intérêt pour une compréhension du pays, et qui me faisaient parfois parcourir tout le DF. Ecouter Cuautemoc Cardenas et Joseph Stiglis à Science Po UNAM ou Taïbo II à la faculté d’Art plastiques. Ou des témoins d’Atenco et des mineurs à la Casa Lamm.

    A Oaxaca j’attendais 10h pour aller l’acheter. J’y retrouvais avec plaisir Elena Poniatowska, Margo Glantz ou Vilma Fuentes. Les analyses éclairantes de Luis Hernandez Navarro. Et les apports étrangers de quelques grands esprits. J’ai apprécié sa direction féminine, Carmen Lira Saade : le fait n’est pas courant et Le Monde ou Libération en France, bien à la remorque en ce domaine, auraient pu s’en inspirer.

    Un jour mon petit fils a même picturalement revisité la Une et nous l’avons affichée comme une œuvre d’art et un souvenir sociologique.

    La Jornada a 30 ans aujourd’hui et une vitalité de jeunesse. Son éditorial du 19 septembre 2014 rappelle la complexité de sa naissance dans un contexte difficile économique et politique. Mais aussi la synergie des débuts et l’aide substantielle de grands artistes comme Tamayo et Toledo. Souhaitons- lui de se maintenir vive dans le renouveau complexe des médias, auxquels elle a su s’adapter.

    (J'aurais pu traduire l'éditorial dans la langue de Voltaire, j'ai préféré la laisser intacte à mes lecteurs qui apprécieront.)

    http://goo.gl/0WfdLC


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    José Maria de la Torre s'enfonce dans ses insultes à l'égard des Homosexuels. Il a d'abord traité ces enfants de Dieu d'"invertis" , Puis malgré la campagne auprès de la CONAPRED et des pétitions déposées par 15 associations à l'évèché, il a osé dire qu'après le mariage gay "ce serait le mariage avec les animaux."

    Car c'est bien le mariage entre personnes du même sexe qui est discuté dans l'état d'Aguascalientes au Mexique, après avoir été accepté et voté dans de nombreux autres états. A Saltillo Raul Vera, l'évèque de choc il faut dire qui défend aussi les migrants et les indigènes, a célébré des mariages homosexuels.

    Jose Maria de la Torre ne semble pas comprendre où est le problème. Et ses défenseurs français de la Gazette, écrivent qu'il "n'y a aucun propos désobligeant chez cet évêque qui se contente de défendre la famille". Et prétendent que les attaques viennent du"Lobby gay", cliché récurrent des anti mariage pour tous.

    En revanche la Jornada semble s'étonner de ce que l'évèque lors d'une dernière conférence de presse ne fait aucune allusions aux plaintes portées contre lui et "ne semble pas avoir lu les pétitions déposées à l'évèché".

    Pour ce qui est de la presse l'évèque a aussi annoncé qu'il "lirait tout ce qui s'écrit et verrait de quel côté sont les journalistes".

    PluieMexicaine qui a écrit la pièce AIDESMEMOIRE en 1993 pour l'Association AIDES et l'a réalisée à cette époque où on mourrait du SIDA avec 36 acteurs, homosexuels et hétérosexuels,atteints ou non du VIH, militants, soutiens aux malades, médecins et infirmières, musiciens, amis, prend clairement position contre les propos de cet évèque.. Selon l'auteur de ce blog, Jose Maria de La Torre va à l'encontre des propos bibliques "l'homme créé à l'image de Dieu" et de l'inlassable travail du Christ à aller au devant des miniorités et à soigner les malades. mais si le SIDA est une maladie, l'homosexualité elle n'en est pas une et il est grand temps de sortir de ce préjugé ridicule et dangereux.

    On peut aussi rappeler à cet évêque que le mariage religieux au 11eme siècle a été inventé en Europe uniquement pour éviter la dispersion du patrimoine des nobles en raison des bâtardises et pour mettre les religieux auparavant mariés sous le giron d'une église dictatoriale, machiste, séparant aussi les ordres doubles,selon le "droit romain".Discréditant alors la femme qui ne l'est jamais dans l'Evangile.

    Discréditant aujourd'hui ouvertement les homosexuels, au lieu de régler leurs propres problèmes de libido, certains membres de l'Eglise se trompent de combat. Et feraient mieux de suivre la leçon du respect de chacun et aimer leur prochain comme eux mêmes. Mais peut-être ne s'aiment-ils pas?

    photo, Sol de Nayarit

    photo, Sol de Nayarit


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     Polytecnique Mexico, milliers d'étudiants face à déploiement de force étatique

    Une véritable marée humaine hier sous le soleil pour cette marche des "crédances", les étudiants de l'Institut public créé par le Président Cardenas en 1936 revendique une formation scientifique qui continue à en faire des ingénieurs et non une manne de techniciens sous payés par des entreprises étrangères.ou mexicaine.

    S'ils ont marché avec leur carte d'étudiants, rejoints par les blouses blanches de l'école de Biologie c'est que les médias inféodés au pouvoir comme Televisa les ont décrits comme "manipulés et encartés". Alors qu'ils luttent pour la permanence d'un service éducatif de haute qualité scientifique.

    Il m'est arrivé de rencontrer des ingénieurs mexicains en poste en Angleterre, France, Japon, Mexique. Leur formation et leur sérieux en faisait des chercheurs réputés. Le Mexique hélas, sous prétexte d'une réforme éducative, semble en train de brader ses universités pourtant parmi les plus prestigieuses de l"Amérique Latine.Le but derrière cela est de laisser le haut du pavé à des universités privées. La tendance est malheureusement internationale.

    La manifestation d'hier était attendu devant le Ministère SEGOB (secrétariat du gouvernement) par un dispositif robocopique de militaires, gendarmes, camions à eau armés de caméras (les mêmes utilisés désormais face à certaines manifs en France) car la gendarmerie française a formé ses homologues mexicains.

    Cependant le secrétariat de Gouvernement Osorio Chong s'est benoîtement adressé aux étudiants leur recommandant de "ne pas gâcher leur temps" et disant qu'il reconnaissait les questions des manifestants auxquels, sans doute pour neutraliser les nouvelles manifs prévues il répondrait le 3 octobre prochain.

    Alors que des étudiants d'école normale d'Ayolzimata ont encore disparus à Guerrero, et qu'une mise en scène morbide accuse la police dans un village de Tlatlaya, pour une vingtaines de villageois tués, les dérives semblent se multiplier.

    Les Poly appellent la UNAM à la solidarité et une nouvelle marche aura lieu le 2 Octobre jour anniversaire des sanglants évènements de 68 où une centaine d'étudiants pacifiques avait été assassinés dans la ratonière de la Place des 3 cultures à Tatleloco. Juste avant les Jeux Olympiques et dans l'indifférence internationale. Alors que l'un des militants courageux de cette époque Raul Alvarez Garin vient de s'éteindre voilà 3 jours, certains redoutent un nouveau 68 à Mexico.

    On trouvera des détails de cette manifestation sur CNN Mexico, SinEmbargo et AnimalPolitico. SDP Noticias résumant aussi le discours de Chong

    Raul Alvarez Garin

    Raul Alvarez Garin

    Le Secrétaire du gouvernement Osorio Chong cherchant à appaiser les Poli

    Le Secrétaire du gouvernement Osorio Chong cherchant à appaiser les Poli


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  • 10/04/14--00:37: Gratounette maguey
  • Gratounette maguey

    Instrument de ponçage végétal efficace, tirée du Maguey séché, cette "gratounette" fera votre bonheur! Si on ne la trouve pas chez Wallmart, en revanche elle est vendue au DF par des mexicains migrants de la campagne en ville. Traditionnelle pour la toilette, elle garde l'aspect de la feuille de Maguey et comme son âme : Sa nervure centrale et ses cavités, bref sa fibre. Et décape parfaitement la peau.

    Car le Maguey dont les populations depuis des temps immémoriaux ont tiré toute la substance, fibres pour tisser, boisson comme le Pulche ou la Mezcal , savons, brosses...a aussi des vertus curatives,, anti-inflammatoire digestif, soin du diabète, douleurs d'épaule, bile et même d'après d'ancien codex dont le Florentin anti syphilis. Les vertus médicinales varient selon les sources. Récemment des études d'IN VITRO Laboratoire Européen d'Investigation retransmises par l'université de Veracruz, attribuent des vertus anti cancéreuses. Toutes les parties, feuilles en infusion et racines sont utilisables.On voit bien que le piratage médical n'est pas loin.

    Mais le Maguey menacé par des champignons est en danger. Et comme il met dix ans à pousser avant de produire les substances intéressantes comme l'eau-de-miel qui fermentera pour produire les boissons, les communautés et petits producteurs cherchent des moyens de se protéger contre cette invasion.

    Symbole émouvant du peuple mexicain, cette plante formidable de milieu semi désertique doit être protégée et des prédateurs biologiques et de laboratoires que cette perte arrange bien une fois qu'ils ont extrait la molécule.

    Un bel article de SinEmbargo sur le sujet

    Mezcal.http://www.sinembargo.mx/10-12-2011/91854

    Gratounette maguey

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    Le Mexique réclame désespérément les 43 étudiants disparus

    Et les esprits éclairés comme le Juriste Netzaï Sandoval ne croient pas à la version "crime organisé". D'autant plus que le maire d'Iguala,(état de Guerrero) commune où a eu lieu la disparition des étudiants est en fuite. La découverte de fosses communes contenant 27 corps, en cours d'investigation dans la même ville désespère la population mexicaine. Cet évènement au moment de l'anniversaire du massacre étudiant d'Octobre 68, et au moment où les étudiants de l'Institut Polytechnique sont par milliers dans les rues crée un intense climat d'angoisse et de révolte. Des manifestations étudiantes ont lieu en ce moment dans les villes mexicaines comme Puebla et à l'étranger. L'armée pacifique de l'EZLN prévoit une marche de solidarité, à ces étudiants d'école normale rurale qui se destinent à enseigner au peuple .

    En décembre 2012 déjà lors d'une manifestation sur l'autoroute aux abords d'Ayotzinapa les étudiants de cette école normale avaient été pourchassés par la police fédérale qui avait fait des morts.

    Chaque fois la revendication des tueries reste un mystère. Les ordres proviennent-ils du gouverneur de Guerrero, des maires locaux ou de plus haut? Y mêler le crime organisé laisse aussi entendre que les différents stades gouvernementaux ne maîtrisent rien ou seraient dangereusement liés à ce crime organisé. Et dans ce cas à qui peut se fier le peuple mexicain sur les investigations qui suivront ces assassinats?.

    La découverte de fosses communes à Iguala et les dons d'ADN pour aider à l'enquête ne dira hélas peut-être pas tout de cette sordide répression.Ce qui fait dire à Alejandro Solalinde apôtre des migrants que le "Mexique est une immense fosse commune".


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    Cauthémoch Cardenas à la UNAM en août 2013. Photo pluieMex
    Cauthémoch Cardenas à la UNAM en août 2013. Photo pluieMex

    Le fondateur du PRD, petit fils du Président Lazaro Cardenas, lui-même plusieurs fois candidat malheureux à la présidence et militant actif contre l’ouverture de PEMEX aux entreprises internationales, s’était joint à la manifestation de la capitale mexicaine, hier, en compagnie de Javier Sicilia.

    Malheureusement en raison du patronage du PRD au gouverneur de Guerrero, Angelo Aguirre, (qui a louvoyé du PRI au PRD pour se maintenir plusieurs mandats) et qui est accusé par les citoyens de plusieurs crimes collectifs dans son état, Cuautemoch Cardenas a été jugé indésirable à cette manifestation de rage et deuil populaire.

    Après avoir reçu des papiers, eau, bouteilles, pierres dit-on (mais il n’y en a pas à ma connaissance sur la place centrale de Mexico) un de ses compagnons a été néanmoins blessé au visage, mais le leader lui-même ne montre pas de traces de blessure. Prié de quitter la manifestation et entraîné rue Bénito Juarez, cet homme de 80 ans a certainement été choqué, mais il a dû comprendre que le peuple mexicain en a ras le bol (Hasta la Madre) des politiciens de tout ordre.

    Parce que ceux-ci n’ont pas empêché la disparition de 80 000 mexicains depuis 2006. Parce que la prétendue lutte contre les cartels sous le sexenat de Calderon a entraîné par le police des milliers de morts sans relation avec le crime organisé et que loin de reconnaître ces victimes innocentes, celles-ci étaient criminalisées par le pouvoir. Parce que sont restés impunis les responsables de crimes pour lesquels seulement 1% de familles ont porté plainte. Parce que les recherches ne sont pas faites par la police mais par des familles désespérées qui n’ont plus aucune confiance en la justice. Parce que les Caravanes de la douleur menées par Javier Sicilia et des parents de victimes ont abouti à une loi des Victimes qui n’est absolument pas appliquée. Parce que la mémoire du carnage étudiant du 2 Octobre 68 sur l’ordre d’un gouverneur (devenu impunément président du Mexique ensuite !) omniprésente dans la mémoire collective a été ravivée par la disparition des Etudiants de L’Ecole Normale d’Ayotzinapa à Iguala le 27 septembre dernier. La fuite du maire de la villed’Iguala, les dénégations de responsabilité du gouverneur Aguirre et l’attribution un peu rapide à un cartel local « Guerrero Unido » ne rassurent pas les familles ni les citoyens. D’autant que les témoignages de survivants parlent d’une première fusillade par la police et seulement de l’arrivée plus tard de voitures ordinaires et d’hommes masqués.

    Pour toutes ces raisons, il semble bien que la société mexicaine se rallie à la lettre de Javier Sicilia après l’assassinat de son fils et de 3 amis en 2011 : « Les politiques qui ne résolvent pas les assassinats et ne protègent pas le peuple doivent démissionner ». Il s’agit d’un refus légitime du politique lié par ses pratiques, ses financements, ses fraudes, ses magouilles, aux criminels et donc criminel lui-même.

    Si dans de nombreux états et communautés se sont d’abord créées des groupes d’auto défense c’est la plupart du temps devant l’incurie des gouvernements locaux. Les citoyens se lèvent, s’arment. Le gouvernement fédéral tente de les gérer en inventant des labels « milices rurales ». Mais en même temps il emprisonne les responsables de ces groupes d’auto-défense, comme le docteur Mireles.

    Hier des manifestations ont recouvert la totalité de la République Fédérale de Tijuana à la frontière nord, à San Cristobal à la frontière Sud. D’autres à l’étranger. Samedi à Paris se retrouveront aussi les mexicains sur l’esplanade du Trocadero.

    Toutes ces levées citoyennes poussées par le désespoir, au Mexique, sonnent peut-être la fin du politique et la mort des pseudo-démocraties. Certains évoquent un nouveau mouvement révolutionnaire.


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    étudiant survivant du massacre d'Ayotzinapa
    étudiant survivant du massacre d'Ayotzinapa

    La tuerie de 43 étudiants d’une école normale modeste d’Ayotzinapa et leur disparition par la police d’Iguala dans l’état de Guerrero, soulève des flots de rage et de tristesse justifiée chez la plupart des citoyens mexicains. Parce que derrière cet acte terrifiant se cache des collusions entre les différents pouvoirs et les cartels.

    Par lâcheté, pour s’enrichir, de très nombreux responsables de communes, d’états, et du gouvernement fédéral, succombent aux sirènes des cartels. Il y a aussi ceux qui ferment les yeux sur l’infiltration par ces éléments criminels dans la police, justice et administrations qu’ils devraient normalement réguler et nettoyer. Mais la terreur règne. En effet environs 300 maires ou députés résistants au crime organisé ont été menacés puis tués ces dernières années. Sans que jamais leurs assassins ne soient arrêtés jugés et condamnés. Cette totale impunité fruit de la lâcheté des instances supérieures de l’Etat mexicain, poussent les narcos à continuer leur œuvre de destruction et à gagner du terrain sur la totalité du pays.

    Les défenseurs des Droits de l’Homme ainsi que les journalistes qui dénoncent ces collusions et ces actes criminels sont aussi la cible choisie des cartels.

    Mais si l’on estime que 89/90 cartels agissent au grand jour au Mexique (ils ont un nom, une carte de visite et des territoires connus !) et que 300 000 personnes travaillent pour eux ou leur sont liées , il reste donc 119 Millions 700 mille Mexicains qui voudraient mener une vie normale, élever tranquillement leurs enfants, les envoyer à l’école, se nourrir, travailler pour faire vivre leur famille, se détendre, bref vivre en paix.

    Dans bien des états, hélas, du fait de cette minorité criminelle surarmée et propageant la terreur, cette tranquillité est menacée. Si le père de famille menacé doit cultiver de la Marijuana au lieu de cultures vivrières, les enfants vont peut-être devoir l’aider dans cette tache au lieu de fréquenter l’école, les adolescents les plus pauvres vont être sollicités à des « travaux » de commerce illicites… Les plus costauds à enlever, voler, extorquer.

    La faille majeure est donc du côté des forces fédérales qui n’ont aucune politique efficace dans ce rétablissement de la paix intérieure. Voire dont la guerre anti narco provoque encore davantage de tueries, fosses clandestines, disparitions : 80 000 mexicains dont les familles sont sans nouvelles (et /ou assassinés) et 30 000 déplacés de force depuis 2006. L’arrestation des capos de certains cartels ne suffisant évidemment pas à dissoudre ceux-ci qui ramifient ailleurs. C’est le cas de « Guerrero Unido » sévissant à Iguala, émanation de la « Familia » de Michoacan prétendument éradiquée.

    Le plus terrible pour les familles c’est ce manque de considération pour les victimes et la criminalisation qu’on en fait. Quand des étudiants de milieu rural manifestent pour réclamer la survie de leur formation et qu’on leur tire dans la mâchoire, puis qu’on les fait disparaître sans que personne n’ose révéler quoi que ce soit de l’endroit où ils ont réellement été conduits, puis sans doute brûlés, et que le gouverneurs de l’Etat au lieu de condamner ce génocide, se préoccupe d’élections qui le maintiendront en place, sans qu’ils soit automatiquement destitué par le pouvoir Fédéral, c’est que ces derniers n’ont aucune compassion pour les familles en deuil ni pour les victimes.

    Cette indifférence dénoncée depuis 2011 par Javier Sicilia, qui a sillonné le pays à la rencontre de familles de disparus, après l’assassinat de son propre fils et de sa bande de copains d’enfance, est une réalité qui doit alerter le citoyen : celui qui la manifeste est indigne de diriger quelque collectivité que ce soit. Et doit s’en aller.

    Bien sûr après des manifestations cette semaine dans toutes les capitales des états mexicains, la colère est montée hier en puissance et pour des camarades d’études brûlés, les étudiants sont accusés d’avoir mis le feu à des parties du palais du gouverneur à Chilipango (capitale de Guerrero). Y a –t-il commune mesure ? Les Mexicains dans leur ensemble trouvent cette insurrection légitime, mais s’ils ne sont pas soutenus et appuyés directement les étudiants n’auront pas gain de cause et encourent des risques importants (Ils sont reçus par la même police en face !)

    Non ces étudiants ne sont pas des criminels, ils se rendent dans les communautés les plus pauvres lors de catastrophes naturelles, se préparent à enseigner aux enfants les plus éloignés de l’instruction

    Non leurs parents qui réclament qu’on les leur rendent vivants ne sont pas des criminels, non tous les mexicains qui les défendent et les assistent, leur fournissent de la nourriture ne sont pas des criminels, non les millions de mexicains qui réclament la justice et l’équité ne sont pas des criminels !

    Les criminels sont ceux qui en laissent d’autres massacrer délibérément la jeunesse, force vive d’un pays qui a besoin de tous.

    photo La Jornada

    photo La Jornada

    chacun de ces étudiants a une famille et une histoire digne

    chacun de ces étudiants a une famille et une histoire digne


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    Alors que corps des premières fosses communes d’Iguala ne coïncident pas aux normaliens disparus, le gouverneur de Guerrero multiplie les protestations d’innocence et annonce qu’il "ne faillira pas dans sa tâche".

     

    C’est pourtant ce qu’il a déjà fait.

    Car, que penser du Gouverneur d’un état où se sont multipliées des fosses communes en toute impunité ? N’en aurait-il jamais entendu parler, alors que la presse en a fait déjà fait état auparavant? N’a-t-il aucun contact avec les polices municipales de son état ? Ni avec les maires de son état ? Ne savait-il pas que l’épouse du maire d’Iguala avec qui il a parade en photo, était sœur de chefs d’un cartel sévissant sur son état ? Et le fait qu’un cartel puisse se mêler à la police d’un état n’est il pas déjà le signe de la faillite de son gouverneur ? Un gouverneur ne doit-il pas avant tout protéger les populations de son état ? Or celui de Guerrero est un des pires sur la liste des violences faites non seulement à des étudiants mais à des paysans, défenseurs environnementaux, femmes, enfants, migrants... (Il serait fastidieux de rappeler des cas, la presse nationale en est pleine !)

    Et cette violence n’est jamais punie par un état qui prétend ne pas manquer à sa charge ? Que serait-s’il y manquait ! Il a prétendu depuis avoir été au courant des liens du maire d’Iguala avec les cartels, et dans ce cas pourquoi n’a-t-il rien fait ?

    Non Aguirre n’est pas un gouverneur digne de ce nom. Dauphin de Figueroa qui avait lui aussi les mains sanglantes de massacres et de fraudes en tout genre, il n’a rien fait pour empêcher qu’elles se renouvellent. N’était-il pas en poste non plus lorsque des normaliens du même Ayotzinapa ont été tués par la police en 2012 ?

    Alors oui les étudiants, leur famille et toute la population d’un état qui a vu naître jadis Le parti des Pauvres, doivent tout faire si possible juridiquement pour destituer Aguirre. Qu’il ose se montrer actuellement devant les journaliste est encore trop, et insulte à ces familles dans le digne souffrance et leurs justes revendications : Qu’on leur rende leurs enfants. Aguirre ne devrait pas avoir d’autre souci pour l’heure. C’est à cela qu’un politique est mandaté par le peuple. Et le peuple patron du politique doit pouvoir aussi décider de son incapacité et de sa destitution.

     

    El Fisgon dans La Jornada résume la ténacité meurtrière d'Aguirre à son poste

    El Fisgon dans La Jornada résume la ténacité meurtrière d'Aguirre à son poste


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    Pienso a vosotros madres y padres de jovenes desaparecidos

    Aunque su desesperante esperanza

    Frente ausencia tan horrifica

    Jamas se puede compartir,

    Pienso a soledad de cada madre,

    De cada padre,

    en medio de multidumbre en rabia

    gritando Justiicia

    Pienso a su vida volcando en la noche de Iguala

    Cuando lo sabian los que deberian proteger

    Pienso al espanto frente a tan incomprensible acto

    Pienso a la rabia de los compañeros de sus hijos

    Que no fueron con ellos a este momento

    Y que desde buscan como vosotros la cara de sus amigos

    Pienso al dolor de todas las madres mexicanas

    De tosos los padres mexicanos

    A quienes le robaron a sus hijos, pour nada.

    Pienso a todos los que curan a hijos et no pueden concibir

    Que arrancan a ellos una noche

    Por causa oscura y sucia de poder,

    Pienso a su dolor frente a comedia vergonzosa del poder

    Para protegerse de su mirada

    De su pregunta de Justicia

    De su impotencia

    De su dolor,

    Pienso a hermanas y hermanos de jovenes estudiantes

    Buscando si mismos el cuerpo de suyos

    Porque poderosos no urgen

    Porque no dicen nada

    Porque mienten

    Pienso al desierto del dolor de padres

    Buscando sus hijos en estado asesino.

     

     

    JE POURRAIS ETRE LA GRAND-MERE D'UN ETUDIANT D'AYOTZINAPA

    Je pense à vous mères et pères des jeunes gens disparus

    Même si votre désespérante espérance,

    Devant une absence aussi terrifiante,

    Ne peut pas se partager,

    Je pense à la solitude de chacune des mères,

    De chacun des pères, au milieu des foules en colère

    Réclamant justice.

    Je pense à vos vies basculant dans la nuit d’Iguala

    En toute connaissance de ceux qui sont censé vous protéger,

    Je pense à l’effarement de chacun

    Face à cet acte incompréhensible,

    Je pense à la rage des compagnons de vos enfants

    Qui par hasard n’étaient pas là à ce moment

    Et qui depuis cherchent comme vous le visage de leurs copains

    Je pense à la douleur ravivée de toutes les mères mexicaines

    De tous les pères mexicains

    Qu’on a brutalement privé de leurs enfants

    Pour rien !

    Je pense à tous ceux qui élèvent des enfants et qui ne peuvent imaginer

    Qu’on leur arrache un soir pour d’obscurs motifs de pouvoir

    Je pense à votre douleur devant la honteuse comédie des pouvoirs

    Pour se protéger de vos regards

    De votre demande de justice

    De votre impuissance

    De votre souffrance.

    Je pense à vous frères et sœurs de ces jeunes gens

    Qui devez chercher vos frères vous-même

    Parce que les pouvoirs ne se pressent pas

    Parce qu’ils ne vous disent rien

    Parce qu’ils vous mentent.

    Je pense à la douleur des 43 parents

    Recherchant leurs enfants dans l’Etat assassin.

    Podria ser abuela de normalista Ayotzinapa

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    Quand une tisserande française des Gobelins (prestigieuse manufacture) voyage au Chiapas elle ne peut qu’admirer le travail des tisserandes sur leur métier ceinture. La finesse d’un tissage à la main, les couleurs harmonieuses, à la fois traditionnelles et modernes et la touche personnelle de chaque ouvrière.

    C’est ainsi qu’en 1996 elle crée l’association française Camino avec 5 communautés maya des hauts plateaux. Puis ensemble en 2009 elles créent l’association mexicaine El Camino de Los Altos, offrant un lieu de formation, valorisation et transmission de cet art ancestral, un lieu de commercialisation et enfin un lieu solidaire, contribuant à l’amélioration des conditions de vie des tisserandes.

    L’association a été reconnue par de nombreux prix pour son travail.

    Le Camino a organise en France 4 fois par an des ventes au profit des tisserandes. C’est ainsi qu’elle s’était intallée dans une famille franco-mexicaine aux origines textiles à Lyon sur les pentes de La Croix Rousse , traditionnellement vouées au tissage. Sous la responsabilité très acueillante de Christine Rojas-Arabian.

    Et la qualité des textiles exposés, nappes, tentures, housses de couettes, la finesse du travail à destination de la décoration intérieure et de l’ameublement, rappelle celle de certains ouvrages des Canuts Lyonnais.

     

    L’association fournit le fil et les tisserandes choisissent leur matière, s’en retournent tisser et rapportent leur travail au bureau de San Cristobal de Las Casas, Avenida Insurgentes ,19, tout près de la Cathédrale et du Zocalo.

     

    Chaque année elles dialoguent avec les designers françaises, des couleurs, d’une forme de Ligne. On ne peut que saluer cet échange mexicano-français d’amour de la Belle ouvrage et de valorisation du manuel créatif de qualité, dans une société très virtualisée. Car on aura toujours besoin d’aménager son intérieur et de se couvrir. Ceci est aussi la preuve de l’excellence mexicaine dans bien des domaines négligés par les médias internationaux !

     

    On peut suivre www.el-camino.fr

    elcaminodelosalto@mail.com sur Facebook

    El camino de Los Altos, belle ouvrage, tisse au ChiapasEl camino de Los Altos, belle ouvrage, tisse au Chiapas
    El camino de Los Altos, belle ouvrage, tisse au Chiapas
    El camino de Los Altos, belle ouvrage, tisse au Chiapas

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    Alejandro Solalinde Prêtre des Migrants qui s'est rendu à Guerrero après la disparition d'Iguala affirme avoir eu des témoignages confidentiels de deux personnes ayant participé à l'assassinat des 43 normaliens. Ces témoins ont peur d'être tués s'ils parlent directement. Solalinde s'en est ouvert à un journal jésuite, il attend que la PGR l'appelle à donner des explications sur le sujet. Ajoutant que le Gouverneur de Guerrero est tout à fait au courant et fait hypocritement croire aux familles qu'on va retrouver vivants leurs fils. Cette odieuse machination a fait que Solalinde a lancé une pétition Change.org exigeant le départ du gouverneur.

    Car celui-ci sévit toujours. Hier avant la manifestation de 7000 personnes à Acapulco, il avait mandaté les taxis liés aux narcos dont certains ont dit "avoir reçu l'ordre d'en faire baver aux étudiants manifestants". Les pères de famille des étudiants avaient pris et fermé 16 mairies importantes dans l'état de Guerrero. Le gouverneur ayant donné avant l'ordre de mettre à l'abri les ordinateurs et archives. Par ailleurs le Gouverneur dit avoir été prévenu des violences contre les normaliens à Iguala, mais n'avoir rien fait parce que le portable du maire ne répondait pas.Il n'aurait pas non plus appelé l'armée basée en face de la Centrale d'autobus Estella de Oro où ont eu lieu les fusillades (27e bataillon d'infanterie). Des étudiants survivants avaient aussi "rencontré une patrouille militaire qui leur a dit de se taire, que la police faisait bien son travail". Alors l'armée avait-elle ordre de ne rien faire?

    Tandis que les familles venues de loin en quête de leurs enfants, et donc démunies (il s'agit souvent de familles rurales pauvres ) doivent être soutenues par l'aide matérielle de la population, et que des centres de collectes sous l'hastag #AcopioAyotzinapa se sont ouverts, des banderoles, soit-disant narcos, solidaires des policiers arrêtés dans cette affaire, menacent de révélations sur les responsables et de tuer des civils si on ne les libère pas. Encore une machination pour faire taire les témoins?

    Le maire d'Iguala et sa femme, en fuite, avait déposé un recours accepté pour ne pas être arrêtés, un juge a depuis cassé ces jugements honteusement favorables. Le chef de la Police de la ville est lui aussi introuvable.

    De nouvelles fosses communes ont été trouvées hier, vides. Ce sont des groupe d'auto-défense communautaires de villages qui les ont trouvées, connaissant mieux le terrain que les policiers fédéraux venus de la capitale. Personne ne donne d'information précises aux familles.Et les résultats des médecins légistes argentins convoqués par les associations de Droits de l'Homme et aide aux disparus, n'ont pas été rendus. Parfois on ne les autorise pas à pratiquer.

    Dans cette ambiance, nul n'a confiance en personne, et certains n'osent se confier qu'à un prêtre. Le gouvernement Fédéral affirme que les 3 corps d'armée, terre, air, eau sont mobilisés. Mais cette région montagneuse comporte des canyons important (de la Sierpe, Del Tigre, explorés) et Les gorges du Rio Balsa ou grottes de Tanalpa del Rio, d'accès difficile (où l'on n'a apparemment pas encore cherché) .

    Interpol ayant été appelé au secours.On ne peut qu'espérer la résolution rapide de cette effroyable atteinte à la vie.

    .#vivosselosllevaron #vivoslosquemaron http://www.sinembargo.mx/17-10-2014/1145854 …

    Ci dessous cartes de la région 1- Iguala de la Independencia lieu de l'arrestation des étudiantsdes 2-des policiers de Cocula ont été arrêtés, 3-Les premières fosses se trouvent entre Iguala et Tonalapa del Rio. Certaines à La vente en allant vers le Rio Balsa

    "Que la PGR me convoque pour savoir si je mens"

    "Que la PGR me convoque pour savoir si je mens"

    Tiangle Iguala (fusillade) Cocula (poliiciers impliqués) Tonalpa del Rior(carte1) Gorges du Rio Balsa inexplorées(carte2)
    Tiangle Iguala (fusillade) Cocula (poliiciers impliqués) Tonalpa del Rior(carte1) Gorges du Rio Balsa inexplorées(carte2)

    Tiangle Iguala (fusillade) Cocula (poliiciers impliqués) Tonalpa del Rior(carte1) Gorges du Rio Balsa inexplorées(carte2)

    marche silencieuse des parents des étudiants disparus (Photo Cuartoscuro)

    marche silencieuse des parents des étudiants disparus (Photo Cuartoscuro)

    Caserne dans la même rue que la centrale d'autobus Estrella de Oro où ont été attaqués les normaliens

    Caserne dans la même rue que la centrale d'autobus Estrella de Oro où ont été attaqués les normaliens


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    C'est la conclusion de Solalinde, prix des Droits de l'Homme 2012 pour son actiion auprès des migrants. Ayant reçu des confidences de témoins qui n'osent parler ouvertement de peur d'être supprimés, mais qui ont affirmé que les étudiants avaient été tués avant d'être brûlés et certains brûlés vifs, Padre Solainde s'est rendu au siège du Procureur Général de la République Mexicaine. Par deux fois, hier 20 octobre à 14 et 15 h il a demandé à ce que l'on recueille sa plainte, qui n'a pas été reçue.

    Les journalistes au dehors ainsi que ses accompagnateurs ont pu se rendre compte de ce total mépris d'une justice qui prétend faire son travail. Par ailleurs le jour même à l'aéroport d'Acapulco atterrissait le Jet du Secrétaire de Gouvernement et responsable de la même PGR qui y recevaient les parents des 43 étudiants disparus. Et encore une fois on leur a dit qu'on les recherchait activement, leur faisant croire qu'ils pourraient être vivants. Et que les corps trouvés dans une fosse commune ne sont pas les leurs. Ce total mépris de la douleur et de la personne humaine fait dire à Javier Sicilia, père d'un jeune homme assassiné en 2011 "Le Mexique brûle et les politiques se préoccupent juste de qui administrera l'enfer!" Les parents ont fait part de leur défiance à l'égard de ces informations officielles et s'assurent l'assistance d'associations civiques internationales.

     

    Voilà 25 jours aujourd'hui que ces étudiants ont été enlevés à Iguala sur orddre de l'administration locale, que le maire de la ville, sa femme et le chef de la police sont en fuite. Que le secrétaire à la sécurité a démissionné pour collusion avec eux et que le PRD censé parti de gauche qui soutient le Gouverneur Aguirre, ne voit pas pourquoi, ayant eu connaissance des évènements et n'ayant rien fait (selon son propre aveu) il devrait démissionner! Le bruit avait pourtant couru de son départ ce dimanche. Mais il semble qu'il soit toujours là. Et sera t-il mis en examen sur sa responsabilité?

    Et la question demeure :: Où sont les corps des 43 étudiants? Car ce n'est sans doute pas facile de transporter tant de personnes sans être vu! La même PGR a promis 1,5mdp pour information sur chaque étudiant. Mais si les témoins ont peur de parler, quels coupables vont toucher cette somme qui irait bien mieux à l'aide des familles de disparus et aux étudiants rescapés du début de fusillade, et traumatisés malgré leur très grande vaillance à poursuivre la lutte et la recherche de leurs copains.

    Solalinde a eu des informations que les corps des étudiants seraient au nord de Guerrero presque Edomex entre Taxco (ville investie aujourd'hui par l'armée, et Teloloapan.

    Le temps urge car plus il passe plus il sera facile de faire disparaître totalement les corps et toute preuve matérielle. On dirait que c'est ce que cherchent les pouvoirs publics pour éviter d'être incriminés. Et cette complicité dans un crime contre l'humanité est aussi passible de lourdes condamnations.

    Oui le massacre des etudiants d'Ayotzinapa est un crime contre l'humanité et doit être juge devant une Cour Pénale Internationale. Car les responsables d'un pays, mandés par le peuple, doivent répondre devant les peuples de leurs crimes odieux. Si ce massacre restait impuni, d'autres crimes de ce type pourraient être commis partout.

    Des analystes et historiens ont écrit ces jours-ci sur le fait qu'Ayotzinapa est la conséquence de toutes les impunités des présidences passées depuis la Guerre Sale qui a sévi dans le même état de Guerrero où la conscience sociale toujours très forte rend le peuple insupportable aux gouvernants.

     

    En tout cas ni les familles ni les compagnons des étudiants, ni les autres universités, ni les défenseurs des Droits ni les associations, ni les mexicains de l'intérieur ni ceux de l'étranger n'ont l'intention de baisser les bras sur cette agression collective sans pareille.Une autre manifestation est prévue demain 22 octobre. Jusqu'à ce qu'on les retrouve.

    On se demande même comment les responsables mexicains face à une telle atteinte des forces vives de sa jeunesse peut encore vaquer à des évènements superfétatoires et ne pas avoir décrété au moins un mois de deuil national.

    Mais nous n'avons pas la preuve de leur mort répondront-ils. Pas de Preuve, alors cherchez-les et rendez-les nous vivants!

     

    Courrier International Article de la Jornada le Massacre d'Ayotzinapa est la conséquence de l'incurie des présidences passées?

     

    Processo Javier Sicilia Le Mexique brûle et les politiques se demandent juste qui va administrer l'enfer

     

     

     

    Dessin de Rape (pour les français celui qui se maintient est Aguirre est le gouverneur de l'Etat de Guerrero)

    Dessin de Rape (pour les français celui qui se maintient est Aguirre est le gouverneur de l'Etat de Guerrero)

    43 graçons qui se destinaient à l'enseignement des plus démunis

    43 graçons qui se destinaient à l'enseignement des plus démunis


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    Ailleurs Halloween, au Mexique la réalité de l'horreur

    Emmenés par les parents des 43 étudiants disparus,hier 22 Octobre une centaine de milliers de manifestants ont marché dans le Centre de Mexico. De l"Ange de l'Indépendance au Zocalo. La plupart des universités, grandes écoles, syndicats, associations, artistes, société civile ont crié d'abord leur rage et leur demande de Justice : Qu'on retrouve les 43 disparus et que les politiques indécemment incompétents dans cette recherche démissionnent.

    Partie à 6h PM la manifestation s'est terminée dans la nuit avec flambeaux et bougies, et témoignage de plusieurs pères de ces jeunes Normaliens. Rappelant l'engagement de leur fils, dans une formation sérieuse pour enseigner aux plus pauvres. Pensant aider par leur travail leur frères et soeurs, à poursuivre aussi des études. Conscients que leur action politique à l'Ecole Normale servait à tous. Des pères qui encourageaient leur fils dans cette dignité d'homme luttant pour améliorer la condition sociale de leurs pairs.

    Ces pères ont aussi dit devant ces milliers de manifestants criant "nous sommes avec vous, vous n'êtes plus seuls", leur méfiance à l'égard des gouvernements et pouvoirs publics qui prétendent chercher activement mais n'ont aucune information nouvelle montrant l'avancée de l'enquête. (La conférence de presse de la PGR hier suivie en direct l'a montré). Les pères ont donc demandé la démission de ces politiques.

    Dans toutes les grandes villes de la République Fédérale avaient lieu aussi des manifestation de soutien. Les Mexicains de l'étranger se joignant aussi à cette journée mondiale AYOTZINAPA. Une lettre ouverte de 5000 signatures de Professeurs et intellectuels a été publiée en plusieurs langues et adressée à la présidence de la République mexicaine. De leur côté les verts européens ont porté le cas devant la Cour Pénale Internationale pour que l'on punisse enfin ce Crime Contre L'Humanité.


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    La jeune équipe des Editions CMDE dans sa collection A L’ombre du Maguey a élaboré un ouvrage d’une exigeante qualité, à la mesure de cette œuvre fondamentale pour la mémoire du Mexique. Sous-titré Histoire orale d’un massacre d’Etat, le livre est en deux parties : Gagner la Rue, et La nuit de Tlatelolco, suivie d’une chronologie. Il est souligné de photos d’époque et de slogans très heureusement maintenus en espagnol) en blanc sur des pages noires. Car il s’agit d’un livre grave à la mesure de la gravité de ces événements balayés par le pouvoir pour les Jeux Olympiques de 68 et quasiment inconnus du monde entier. Seul Le Guardian à l’époque a nombré 300 morts. Des étudiants mais aussi des habitants de La place des 3 Cultures chez qui l’armée et des groupes de chocs en civil sont venus chercher des blessés venus se réfugier. Ou dans les appartements de qui on a tiré, depuis le toit d’une église fermée sciemment aux manifestants.

    Une manifestation (précédée par trois mois de soulèvements étudiants et lycéens importants) et dont la répression avait été savamment préparée par les militaires, quelques infiltrés du gouvernement et de la CIA en milieu étudiant et par des troupes de chocs reconnaissables à une sorte de gant blanc. Des feux de bengale verts tirés d’un hélicoptère ont donné le signe de la fusillade. Le but étant de neutraliser toute velléité de Communisme et de réduire à zéro le rêve d’améliorer la condition des plus pauvres dans un pays de 7% de croissance qui s’apprêtait à recevoir – évènement inédit en Amérique Latine- les Jeux Olympiques.

    La configuration de la place était telle que la souricière a effroyablement fonctionné et que les victimes des tirs avaient peu d’espace pour s’échapper.

    Les hôpitaux débordés, des blessés léger dénudés et embarqués de force dans les prisons ou les casernes et dispersés ensuite aux quatre coins du pays. Des morts qui n’ont pas été rendus à leur familles ce qui rend le nombre exact impossible.

    Un gouvernement totalement soumis aux USA et qui non seulement a minimisé le sort des victimes mais s’est ensuite glorifié d’avoir fait son devoir face à une poignée d’agitateurs qui se seraient tiré dessus eux-mêmes ! Jusqu’à sa fin le président de l’époque Diaz Ordaz affichera un mépris haineux voisinant des symptômes psychotiques, de ceux sur lesquels il a donné ordre de tirer. Quant au Premier Ministre de l’Epoque Etchevarria pour prix de son forfait il deviendra président de la République à son tour.

    Le lendemain 3 Octobre la place parsemée de chaussures et de corps était nettoyée, le sang lavé et des tanks « sécurisaient le quartier ». C’est là que se rendit Elena Poniatowska alors journaliste à La Novedad. Immédiatement elle interviewe des passants, des habitants, des témoins, des ouvriers, des parents. Puis elle poursuit son travail dans les prisons où sont enfermés les étudiants interpellés et où elle n’aura pas le droit de prendre note ni d’enregistrer. Elle doit donc chaque soir écrire de mémoire ce qu’elle a entendu. Cette relation de l’oralité sera son charisme. Un travail énorme mais à la mesure de cette petite femme exceptionnelle toujours du côté de ceux dont les droits sont bafoués. Le livre ne sortira donc qu'en 1971.

    Aujourd’hui à 83 ans Elenita comme l’appelle affectueusement les mexicains se trouvait jeudi 23 octobre à la PGR accompagnant Alejandro Solalinde, prix Human Right Wash 2012 pour son action auprès des migrants, dans sa démarche pour dénoncer le massacre de 43 normaliens ruraux le 26 septembre dernier par la police d’Iguala dans l’état de Guerrero et faire part de témoignages fiables que certains ont été brûlés vifs. On peut dire que la présence de ce témoin majeur de la vie Mexicaine, (elle a aussi écrit après le séisme de 85 la solidarité des gens ordinaires et la paresse de certains agents publics) à un moment aussi grave de la vie du pays que ce massacre d’Ayotzinapa, est important . Elle a aussi signé cette semaine avec 5000 intellectuels une lettre ouverte à Peña Nieto sur cette disparition depuis un mois des étudiants qui se destinaient à enseigner dans les écoles les plus reculées du Mexique et à y apporter savoir et conscience. Et qui étaient venus en ville collecter des fonds pour commémorer le 2 Octobre.

    Les deux évènements semblent se toucher. Le même PRI au pouvoir, les mêmes collusions entre des délinquants et la police, les mêmes lettres adressées ensuite par des intellectuels (Sartre en 68) Chomsky aujourd’hui. Les mêmes infiltrés causant des débordements qui permettent d’accuser les manifestants, le même rappel à l’ordre du Président, le même mépris de l’homme, la même tentative de noyer les faits dans l’oubli et de laisser passer le plus de temps possible afin qu’on ne retrouve pas les victimes. Aujourd’hui s’ajoute sous la pression internationale des démissions en masse de gouverneurs et des mandats d’arrêt contre un maire et un chef de la police alors qu’à l’époque les responsables ont été gratifiés de places de gouverneurs et autres nominations lucratives.

    Le Mexique serait-il dans un éternel recommencement ?

    En tout cas il est aussi un pays où existent des personnes voulant vivre en paix, des gens courageux, des groupes en lutte pour un changement, des intelligences, des journalistes soucieux de véritable information (quoique menacés), des jeunes qui ne veulent pas de l’injustice, des vieux qui n’ont pas oublié Tlatelolco.

     

    La présentation du livre d’E Poniatowska, traduit conjointement par Marion Gary et Joani Hocquenghem, sous la coordination d’Ana Tonati et avec le graphisme de Suzanne Cardinale  était suivi de la projection du documentaire Tlatelolco les clés du massacre dressant un portrait aussi précis que possible des responsabilités.

    Après cette sortie à la Librairie Lyonnaise Terre des Livres connue pour accueillir des sujets de conscience politique, l’assistance ne saurait rester insensible. On peut d’autant plus souligner cette rencontre que le livre a été jusque là traduit abondamment dans le monde entier et qu'il nous manquait.La traduction a été réalisée grace au fonds PROTRAD dépendant d'institutions mexicaines. Les Editions CMDE fondés sur un échange de compétence dans ce milieu professionnel a d'abord ouvert à la littérature mexicaine, puis latino, avec un très fort accent mis sur la création ou transcription d'oralité. elle publie aussi une BD à partir d'un ouvrage de Cortazar.

    Espérons  voir ce livre jusqu’à ce jour donc inédit en France sur les rayons de la Gandhi au DF et dans les meilleures librairies de la République Fédérale et le travail de cette équipe éditoriale de CMDE salué au Mexique par le corps diplomatique français, pour son excellence.

     

    editionscmde.org

    CMDE Collectif des métiers de l'édition

    48 rue de Bayard

    31000 Toulouse

     

    Collection A l'ombre du Maguey

     

    Librairie Terre des Livres

    86 rue de Marseille Lyon 7

    www.terredeslivres;fr

    La nuit de Tlatelolco, d'Elena Poniatowska publié en français pour la première fois
    La nuit de Tlatelolco, d'Elena Poniatowska publié en français pour la première fois
    La nuit de Tlatelolco, d'Elena Poniatowska publié en français pour la première fois

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    dia de muertitos à l´école

    Partout se fète le Jour des morts au Mexique et les écoles ne font pas exception¡

    Dans une ambiance á la fois solennelle et décontractée Païdos a présenté un spectacle très affiné par des jours de préparation en atelier avec le professeur de théatre: Depuis les calavera qui sortent en chanson quand sonne minuit au refrain de "Tumbam tumba, tumbaba!" jusqu'á la tradition préhispanique sur fond de musique d´époque, en passant par le conte de la "Vieille qui ne voulait pas mourtir", conte international revisité par Mexico:

    Et l´ón y voit une adorable Francisca de 4 ans avec ses tresses et son rebozo, passer dúne maison et d´un champ á l´autre pour ridiculiser les trois calaveras qui la poursuivent: Et qui bien sùr perdront!

    Les coñmtaires de la directrice présentatrice des plus sérieux ravissent les spectateurs et la Fète se termine dans un joyeux désordre; Ainsi se fètent les morts á tout àge. Mais á la porte de l´ecole une infornation signale la solidarité avec Ayotzinapa. Jouer oui mais sans oublier la solidarité.

    sur l´autel le pédagogue Célestin Freinet
    sur l´autel le pédagogue Célestin Freinet
    sur l´autel le pédagogue Célestin Freinet
    sur l´autel le pédagogue Célestin Freinet

    sur l´autel le pédagogue Célestin Freinet


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    Offrande de la UNAM dédiée á Frida Kalho et aux 43

    Après deux heures de file joyeuse et solidaire on arrive enfin dams ce theatre volcanique et magique. Au centre la tour de Frida et tout autours les autels de chaue faculté ou association d´´etudiants ainsi que des associatioms citoyennes liées á l´université: Une offrande solennelle autour de laquelle on chemine en silence ou du moins á voizx basse car elle est aussi dédiée á nos 43 normaliens disparus depuis un mois, enlevés par ceux qui devraient protéger comme la perle de leurs yeux la jeunesse de ce pays.

    Ils apparaissent ca et là dans la douleur de Frida. En billets, en photos cadrées, en graines de céréales: Il faut une heure our se recueillir devant chaue réalisation, il en faudrait bien plus pour aprécier le détail de chaque oeuvre collective et certaines sont particulièrement fortes.

    On ressort de ce cirque de lave, lavé des broutilles de l´existence et concentré sur léssentiel . le Mexique doit retrouver ses morts disparus et la paix. Ce nést qu´à ce prix que ses enfants pourront étudier pour devenir des hommes dignes de ce nom et changer à leur tout les soucis du monde en bonheur d´`etre sur terre. Oú tant de nos morts ont lutté pour nous faire un avenir meilleur.

    techniques variées
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    offrande au Monument des républicains espagnols à Cardenas

    Un groupe de compagnons Libertaires, tous engagés dans la lutte sociale, avait invité par la Jornada à une offrande au Monument érigé par les Republicains espagnols migrants au Président Lazaro Cardenas en remerciement de son accueil sur la terre mexicaine. En ces temps difficiles où la démocratie est particulièrement menacée, le groupe avait décidé de collecter des cahiers, stylos et aliments non périssables pour les normaliens d'Ayotzinapa et leurs familles, toujours en quète de leurs fils enlevés le 26 septembre par la police d'Iguala `[Guerrero] avec le consentement du maire, son épouse et des pouvoirs publics gouvernementaux.

    Là se sont donc retrouver de fervents militants actifs du Comité 68, des polytechniciens engagés dans des projets solaires pour les paysans, ex journalistes, et leurs époux, militantes actives, la femme d'un fameux poète professeur à`la prestigieuse UNAM ainsi que des familles.

    Passa une jeune fille qui fètait ses 15 ans selon la tradition, dans sa somptueuse robe de tulle et les compañeros lui chantèrent Las Mañanitas.

    Puis il y eut une minute de silence aux collègues disparus engagés dans la lutte sociale toute leur vie et dont les photos avaient été posées sur l'autel. Puis une invitation à la Marche Internationale du 5 Novembre menée par les parents des Normaliens et le rendez-vous pris. Après avoir partagé un excellent chocolat chaud ainsi que le pain des morts le groupe se disloqua et s'en retourna à ses activités solidaires. Au Mexique tous ne sont pas inconscients politiquement, Loin s'en faut!

    offrande au Monument des républicains espagnols à Cardenas
    offrande au Monument des républicains espagnols à Cardenas
    offrande au Monument des républicains espagnols à Cardenas
    offrande au Monument des républicains espagnols à Cardenas

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    Ils sont arrivés en métro ou à pied, super déterminés, les étudiants de médecine avec qui je me suis trouvé, rejoignant à Los Pinos ceux de Musique, de biologie, du Poly, d'Art graphiques... Devant les infatigables parents des Normaliens disparus ou tués à Iguala 8Guerrero9 le 26 septembre dernier, c'est à dire voilà plus d'un mois, sans que le gouvernement ai pu les retrouver ou parce que le gouvernement ne veut pas les retrouver! Pensant noyer le poisson alors que des informations tr`es précise sur leur localisation ont été données depuis trois semaines au moins.

    Descendant vers la Stele de Lumieres oeuvre imputable à Calderon et qui a coùté des millions laquelle était gardée par un impressionnant cordon de 15 policiers 8(dans ce pays mieux vaut un monument que la vie humaine de 43 jeunes ètudiants surtout s'ils sont pauvres! La manifestation emmenée par les parents des jeunes disparus et encadrée par leurs condisciples normaliens qui avaient fait une cordelière de leurs pul et sweeters, la manif allait à rythme varié selon les moments jusqu'à l'Ange de l' Indépendance où l'attendaient des milliers de personnes de la société civile et des associations (Morena, Comité 68, Mouvement pour La Paix avec Justice et dignité, Eglises pour La Paix) :Sur le passsage dans cette immense avenue qui descend jusqu¡au centre ville, jalonnée de symboles, des particuliersm, des femmes hommes et jeunes et vieux de bonne volonté avec leurs pancartes ou tee6shirt, réclamaient le retour des 43· Normaliens d'Ayotzinapa:

    A l'Hémicycle de Bénito Juarez les féministes du DF avec leur marionnette géante représantant la Republique et le théatre des gouverneurs, secretaires et president de la République commentaient et criait leur rage, douleur et appel à démission de ces incapables. Les journalistes de Proceso et autres cheminaient selon leur intérèt pour capter le moindre micro sujet pouvant alimenter la vie de leur reportage; Anne Marie Brogier correspondante de Proceso à Paris ainsi qu'un jeune Orléanais embauché à la suite d'un stage dans la prestigieuse revue.

    Il faisait nuit quand nous arrivàmes au Zocalo et il devait s'écouler beaucoup de temps pour que chaque faculté et école puisse arriver.

    Sur le toit du Palais des policiers filmaient la scène, bien cachés mais pas assez pour nous.

    Une scène destinée aux Parents et aux copains survivants permettait de diffuser l4information et de transmettre le niveau de douleurs et de rage contre les mensonges gouvernementaux de ces parents qui ne désespèrent pas, ou ne veulent pas le montrer 8pour ne pas donner raison à ces "malditos" de "Mal Govierno": Suivrait une veillée fun`bre sans les corps des victimes et quelaues incidents en fin de nuit. Sporadiques et peut ètre orchestrés: Le lendemain lors d'une autre manif sera brùlée la Porte du Palais:

    Pour 43 jeunes brùlés vifs, une porte fusse celle du palais du Gouvernement n'est pas d'une importance telle que le President de La Republique doive le mentionner. Malheureusement on donnera beaucoup d'importance à ce morceau de bois, comparé au crime de Lèse Humanité de ces 43 étudiants.

    Chacun s'en retrourna lésé dans son humanité à son logis et Mexico soulevé par cette vague légitime poursuit son plan d'action pour la VERITE SUR LE MASSACRE D'AYOTZINAPA.

    5 novembre 3eme journèe internationale pour Ayotzinapa
    5 novembre 3eme journèe internationale pour Ayotzinapa
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    5 novembre 3eme journèe internationale pour Ayotzinapa
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