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Mexique à la saison des pluies. Et ce faisant bien des choses sur ce pays infiniment subtil.

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  • 03/11/14--11:31: Volcan de talents (3)
  • Le plus Creatif le dernier dont je parlerais est le Vanitas situé dans le cadre un peu magique je dois dire du Centre Culturel los Reyes place de la Catarina où on s'attend à voir sortir Negrete et Maria Feliz!

    La qualité de ce Bazar est à la mesure du lieu. Il y fait bon s'y rendre à l'heure du brunch ou plus tard et certains en font le passsage obligé du samedi matin. L'ambassade d'Italie n'est pas loin, la communauté russe et française sont friandes de ce type d'évènements chics et pas chers dans un cadre de verdure parfois un peu frais. Le samedi n'est pas trop fructueux mais les jeunes dessinateurs rattrapent le coup le dimanche, permettant de payer leur emplacement et leurs frais de dép: Certains viennent de Guanajuato, Monterrey, Guadalajara.

    Si je le trouve très créatif c'est que le niveau technique, l'excellente formation des jeunes stylistes leur autorisent une véritable liberté artistique.

    Plusieurs comme Ivan et ses Luchadors, ou Guillermo et ses sacs peints, Uriel et ses stamboulos sciencefictionnesques, ont appris le dessin industriel, (l'art et la technique font bon ménage à l'université de Puebla!). Uriel a gagné le prix du public au Concours des Alebrijes. Il est exposé au Musée des arts populaires du centre ville. Dans le fantastique et dans une culture richement nourrie il puise ses merveilles d'inventions graphiques.

    Le génie créatif allant souvent de paire avec de fortes personnalités, les stands sont des feux d'artifices d'humour et de poésie. On ne s'y ennuie pas. Et parfois autour d'un café près du stand d'Eclectik se retrouvent Pavel, Sully, Tany, Augusto auteur des Pochinitos tirelire un peu détournées à la Dérida et qui dértident bien.

    Meriem vend des patisseries turques de ses origines et la communauté Wixira présente ses bottes et bijoux des montagnes sacrée. Petit sourire aux lèvres sous son chapeau ranchero un artisan de cette communauté tresse patiemment ses amulettes pendentifs et bracelets et réalise des aigles en shakira pour les blousons de cuir de son attachée commerciale. Un peu plus loin la petite apprentie chamane exilée au DF vend des oreillers curatifs à la sauge et autres. Les sacs en plissé Masahuas de Terese réellement plissés par une merveilleuse artisane indigène et dessinés et réalisés par Tere sont d'un raffinement extrême. Couleurs, matière, finition. Des objets de luxe très enracinés. Qui mériteraient de paraître dans les grandes revues féminines comme Elle.

    Le Vanitas Bazar vaut réllement le détour par cette rue Francisco Sauza très agréable à Parcourir. La seule difficulté sera de trouver un taxi en fin de journée pour regagner son domicile. Mais félicitation aux organisateurs.


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    Raul Vera l'évèque de Saltillo est arrivé en bure dominicaine. Dans la salle bondée de la Mineria beaucoup de ses fans n'avaient pu entrer. Et rien à faire : la sécurité!... Même un représentant de la presse (laquelle?) s'insurgeait contre cette horde prête à nuire à sa "propre sécurité". Quelle sécurité dans cette issue forcément fatale de la vie?Mais bon. L'évèque accompagné de Javier Sicilia et de son interlocuteur l'éminent sdociologue des religions et chrétien Barranco, sont sortis à la rencontre des foules. Comme Jésus au fond. Ils ont dialogué. Il a promis de les recevoir après. Pendant ce temps nous cherchions des solutions : Rester à tour de rôle, s'asseoir dans les travées, sortir tous... Rien à faire : la sécurité. Et le responsable tirait la tronche parce qu'on n'avait pas prévu assez grand.

    Car Raul Vera Evèque de choc, parmi le très hieratique épiscopat mexicain, lui qu'on appela jadis à Rome pour lui tirer un peu les oreilles, après qu'on l'ai envoyé jadis dans le Chiapas pour coadjuter le très remuant J'Tatic,Monseigneur Samuel Ruiz et qui en sortit presque plus militant, défend comme le Christ, la prostituée et l'indigène, l'homosexuel et la victimes de violences, les ouvrier et les étudiants. Tous ceux qu'écrasent une politique et une religion mal comprise, non pas au service des peuples mais du sien propre.

    Barranco est fin, il connaît bien le sujet, pose les bonnes questions. Et ce livre comme le préface et le dit Javier Sicilia est "la rencontre de deux vrais hommes et deux vrais chrétiens". C'est l'évidence, rien qu'à en juger par cette entrée jubilatoire.

    L'éducation inventive d'une originale famille chrétienne, la formation solide et le diplôme d'ingénieur chimiste ne prédisposaient pas forcément Raul à la prètrise. Il a vécu comme un jeune mexicain avec des rêves sentimentaux. Sa formation religieuse plus tard chez les Dominicains à Rome lui ouvre d'autre horizons. On le croit formaté. C'est oublier qu'il a oeuvré parmi les étudiants dans le mouvement violent de 68. ON le nomme tôt évèque coadjuteur et on l'énvoie aux Chiapas. Qu'est ce que l'Eglise n'a pas fait là ! Censé tempérer Samuel Ruiz l'évèque des indigènes de San Cristobal de Las Casas il va bénéficier de tout son ensignement et de sa pratique. Ensemble, vétus en Totzils il s'agenouilleront dans l'église d'Actéal où l'on a massacré une quarantaine de Totzils, enfants et femme enceintes comprises. Crime pour lequel paiera abusivement Alberto Patishtan récemment libéré. Le Massacre d'Actéal, dans une église! Rien de pire depuis Oradour sur Glane par les nazis. Quel homme de Dieu y serait insensible?

    En fait Raul revient souvent à Chiapas pour retrouver et renforcer ses frères si pauvres et si malmenés. Il y était en février quelques temps avant ce salon du livre.

    Barranco le questionne sur l'Eglise donc, sur la venue de Benoit XVI et sur la récupération à Guanajuato par les politiques et la hierarchie religieuse mexicaine. Et sur les soupçons de pédérastie des Chevaliers du Temples jamais inquiétés alors. Raul Véra défend le Pape : Il le voit comme un intellectuel, un clerc, homme d'étude, de surcroit mal informé par un sustème de remontée des infos tronqué. Il insiste particulièrement là dessus dans plusieurs châpitre.

    Sur les accusations portées contre des membres de l’église, abus sexuels et psychologiques sur des mineurs, corruption, détournements, etc.. Raul Véra est très clair : ces abus doivent être révélés et punis. Trop de personnes ont intérêt à les cacher et cela nuit à l’image de l’Eglise dans le monde. Pour lui « l’Eglise doit s’engager dans la construction de la Justice ». Il va plus loin : "je ne crois pas que l’église soit seulement là pour attendre de bénir les morts et consoler les victimes … » Je crois beaucoup plus positif que nous disciples du Christ nous mettions à construire la paix en réinstaurant la justice. » « L’Eglise doit entrer dans un processus de rénovation du Mexique. » « sortir de son esprit que les diacres, prêtres, évèques ne sont pas une caste à part, pas une élite. » La formation dans des séminaires coupés de la vie fait des prêtres « préconciliaires » et non adaptés au temps.

    Les Jésuite l’ont bien compris qui ont toujours consacré des diacres de terrain, comme l’a fait Don Samuel au Chiapas. Pas les dominicains. Dit l'évèque Dominicain.Pour lui il faut revenir à l’évangile, « celui qui veut être le premier qu’il se fasse le plus petit de tous »

    Pas plus « nous ne devons laisser le mal (qui produit 60000 morts) avoir le dernier mot ». » La violation des droits est une des caractéristiques du Mexique actuel. » Due aux structures défaillantes et à « la médiocrité politique de personnes qui ne s’intéressent qu’à leur propre carrière et pas au peuple ». « Les mafias se trouvent à l’extérieur et à l’intérieur du pouvoir. Toutes les violences et désorganisations sociales actuelles sont le fruit des incompétences gouvernementales passées. »

    Sur les 700 000 migrants qui traversent le pays en raison de la proximité des états unis il cite un problème grave. Inégalité entre les pays pauvres et les riches qui attirent( légitimement des personnes soucieuses de faire vivre mieux leurs familles. Création de la Maison du Migrant à Saltillo et aide juridique pour retrouver et punir les criminels qui s’en prennent aux vulnérables migrants coupés de tout. Il cite Solalinde et aussi Les Patronas qui dans l’Etat de Veracruz à Amatlan de los Reyes préparent de la nourriyure et la lancent au passage du train avec beaucoup d’habileté.

    Les accusations de l’Evèque rejoignent celles de nombreux mexicains et de tous les journalistes sérieux et défenseurs des droits de l’Homme qui paient malheureusement trop souvent pour le dire.

    Sur les homosexuels contestés par des familles chrétiennes traditionnelles « il est faut de penser que si nous travaillons avec des homosexuels nous apportons la dépravation. »

    Comme Jésus Raul n'a peur de personne.Lui qui a travaillé longtemps à la pastorale pénitentiaire apporte un témoignage émerveillé de baptèmes en prison, libérant les larmes de grands délinquants, comme un torrent de vérité intérieure.

    On sait que Raul Vera n’hésite pas à tenir le même discours en chair et que ses sermons se retrouvent sur internet. Enfin un homme d’église engagé au côté du peuple pour un monde meilleur ici bas !

    C’est d’ailleurs ainsi qu’il commence sa conférence. « La terre n’a pas été donnée aux hommes pour le détruire et semer le malheur mais pour qu’ils travaillent à rendre le monde heureux, ici et maintenant. »Langage nouveau bien loin de tout ce que l’on a pu entendre d’un paradis lointain et après la mort !

    Face au vieillissement de l’Eglise Européenne et au manque de propositions novatrices, l’Amérique latine montre une pastorale plus en lien avec sa société, justice sociale et droits de l’hommes. Cependant Barranco lui fait aborder les collusions entre certains cadres de l’église Chiliienne et Pinochet ou avec la dictature argentine. Reste de cette époque, les 15 évèques latino américains trop rigides n’étaient pas aptes à régler les problèmes de l’Eglise après Benoit XVI il fallait quelqu’un de contondant et congruent. Même s’il ne connaît pas personnellement Bergolio, Raul Vera en espère beaucoup.

    S’il a beaucoup parlé de Paul VI pape éphémère mais très ancré dans l’évangile, la longue agonie de Jean Paul II et sa foi à toute épreuve, le pape clerc Benoit XVI et son renoncement, il se dit plein de surprise dans l’élection du Pape François et de tout ce qu’une personnalité sud américaine va pouvoir apporter à l’Eglise. Et dans la nécessité de réformer la Curie Romaine.

    L’entretien se termine dans l’espoir, et par l’annonce du repas et une tequila en apéritif. Parmi des frères inscrits dans la longue tradition de ceux qui ont œuvré

     

    Après la présentation chaleureuse du livre, Raul Vera reçoit beaucoup de monde à la porte d'une petite salle. Qui pour obtenir sa bénédiction, qui le saluer, se souvenir, le remercier. Un fait est en tout cas certain, l'église a besoin de ces témoins de la foi, rayonnants d'amour du Christ et réalistes. C'est à ce prix que les humains d'aujourd'hui retrouveront vers l'espérance.

     

     


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    Suite à la description des Bazars de Création une liste de Contacts

    Bazars contacts

    Javier Capetillo artiste graphique

    Facebook

    F artejaviercapetillo

    Vêtements enfants basico infantiles con diseños muy mexicanos

    Aussi

    www.neya.com.mx

    Metzicanos « somos 3 »

    www.metzicanos.com (vente en ligne)

    et aussi tweeter, Facebook, instagram, behonce

    Bicicletero

    Sacs et accessoires avec esprit Bicy

    www.alfojasea.com

    Meubles enfants pliables et démontables

    f /mibosquemx

    www.mibosque.mx

    Mancuspias cactus de collection

    F mancuspias

    Minahua sacs plisses

    Teresa Cortina

    teresacortmx@yahoo.com.mx

    Wixari

    www.facebook.com/colectivowixari

    Lustful Clothing

    Amel Montiel et Jose Saavestra

    Dud’s tenis décorés

    Mariana

    Facebook;com/tenisduds

    Bulbots art toys

    Uriel Rodriguez Mendoza

    sur Facebook

    Vetements enfants brodés et faits main

    hecho en mexico

    Dios mediante F

    Minimonos doudous feutrine

    www.facebook.com/MinimonosMx

    Carnets

    Mauricio Lopez Raquel Garcia

    carnets

    Facebook.com/uncuartodemaquinas

    Les Carnets de Leonardo

    En cuir très raffinés et très artistiques

    Avec inclusions de porcelaine

    Maria Pia-Floralcrowns

    Boules japonaises

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    Kichink

    Pochinitos

    Letty y Augusto

    « Ahorrando con arte »

    F Pochinitos

    Twitter @PochinitosPlexos

    Ana Laura Contreras

    Rakù mexicano

    Anita-lavalatina@yahoo.com.mx

    Alan Ramirez et Jonatan Navarrete

    Tee shirts, sacs

    Alàn en el bosque

    sur Facebook

    Shexzit

    Arte en Macramé

    facebook : shexzit macrame

    Eclektic

    Ropa urbana


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    Une invitée du CCFD Maria Estela Barco Huerta (un nom prédestiné pour s’occuper de la terre ) vient présenter à Lyon les projets de son association DESMI Développement économique et social des indigènes du Mexique créé en 1979.

    Cette ancienne sœur franciscaine originaire de la capitale mexicaine est arrivée au Chiapas en 1976. La grande propriété de Morelia ne s’appelait pas encore Nueva Revolucion et appartenait à un seul propriétaire. Sur sa terre des indigènes en servage travaillaient de l’aube à la nuit sans aucun avantage sociaux ou économiques, comme au temps de l’esclavage. La Révolution mexicaine ne semblait pas être descendue jusque là. Et le système colonial prévalait toujours. Le rève de Zapata, « La terre appartient à ceux qui la travaillent » semblait s’être éteint avec lui. C’était sans compter sur le vent de l’Esprit soufflant dans plusieurs têtes. Celles d’évèques et de religieux prenant conscience que l’Evangile ne s’appliquait pas pour les indigènes et prenant « l’option préférentielle pour les pauvres », de Monseigneur Samuel Ruiz évèque de San Cristobal ; celle d’étudiants en philosophie de l’Université Autonome de Mexico, en butte à un gouvernement dictatorial et sanguinaire (140 assassinats en Octobre 68 lors d’une manifestation étudiante et populaire connue sous le nom de Massacre de Tatlelolco), suivie d’une guerre sale notamment dans l’état voisin de Guerrero, des prisonniers politiques et des disparus par centaines. Le ras le bol de certains indigènes chiapanecos, conscients qu’on leur volait depuis la colonisation cette Terre Mère pour eux sacrée et toute dignité en les privant de subsistance. Cette conjonction favorable donna naissance au Mouvement Zapatiste. D’abord mouvement armé de Libération EZLN. Massivement soutenu par le peuple mexicain. Les terres sont récupérées et les Fincas rendues au peuple, regroupées sous le nom de Caracol. Organisées politiquement dans un système d’autogestion « El Buen Govierno ».
    Evidemment anciens propriétaires et gouvernement fédéral n’apprécient pas. L’armée fédérale envahit le Chiapas, tue, enlève, massacre sans pitié hommes femmes et enfants. Soulevant des réactions horrifiées dans la capitale. Alors à Mexico s’organisent des manifestations colossales réclamant le retrait des militaires et la signature de la Paix. Capitulant le gouvernement en vient des pourparlers avec l’armée zapatiste. Ces Accords de San Andrès, toujours pas appliqués à ce jour, reconnaissant la liberté d’organisation des communautés indigènes furent néanmoins négociés et signés et l’organisation du Bon Gouvernement zapatiste vécut une période de relative tranquillité. L’évèque Samuel Ruiz crée avec des amis le Centre universitaire Indigène de San Cristobal de Las Casas (CIDECI) où vnirent se former et s’organiser non seulement les zapatistes locaux mais une véritable armée pacifiste de soutiens internationaux. L’armée de l’EZLN rangeait ses armes. Mais restait vigilante. Les communautés maîtresses de leur terre se remettaient à la cultiver dans le respect de la tradition maya tout en cherchant l’autosuffisance et le bien être des familles dans la solidarité.
    Maria Estela explique cela avec calme et clarté à un auditoire français qui semble avoir quelques difficultés à comprendre ce mouvement. Il est vrai que la hantise du communisme dans les pays catholiques européens fondés sur la propriété privée fausse l’idée du partage et de la répartition de la terre!
    Comment imaginer que ce type de gouvernement représente un progrès et sans doute un modèle face aux dégâts du capitalisme notamment en matière d’écologie. On sait qu’à la suite de la LENA (accord de libre échange entre le Mexique et l’Amérique du Nord) 3 Millions de Mexicains ne pouvant rivaliser avec les prix bas des maïssiers américains ou canadiens ont dû abandonner leurs terres. Ce sont eux qui viennent grossir les villes où l’on ne peut survivre sans argent. Et qui se paupérisent davantage. 19 Millions de Mexicains (soit la population de la capitale !) souffrent de malnutrition. Ce qui fait dire aux économistes les plus avisés« La LENA est tout bonnement une farce ». Les Européens devraient aujourd’hui se méfier de l’accord équivalent imposé à l’Europe par les USA.
    Avec l’accord de Don Samuel plusieurs sœurs franciscaines se sont réparties dans le territoire du Chiapas. Le but étant d’aider au mieux les indigènes à recouvrer leur dignité. La création de l’association DESMI fait partie de cette stratégie. Plus question de pillage de la terre ni d’empoisonnement par les firmes comme Monsanto : recourir à la tradition et au savoir des milpas (petites terres familiales mexicaines qui associent les 3 SŒURS : Maïs originel (de 4 couleurs : Rouge, noir, blanc, jaune) , haricots (frijoles ) utilisant le maïs comme tuteur et courgette rampant au pied et assurant par l’ombre de ses feuilles l’ombre et la fraîcheur. Cette manière de cultiver, sans tuer les insectes, respecte non seulement l’équilibre et la santé de la terre mais celle des humains. La terre des Milpas mexicaines vient d’être décrétée la meilleur du monde par un couple de chercheurs français analysant les terres du monde entier.
    Moissons du Futur, le film de la formidable reporter militante Marie Monique Robin le démontre aussi : l’agro-écologie fait rêver l’ONU qui la propose comme une façon de sauver et retrouver l’équilibre de la terre .
    Pour diffuser ces techniques, ces pratiques, dans des zones où les grandes propriétés ont épuisé les ressources par la culture intensive et monovalente de produits destinés à l’exportation, il faut informer et former. A travers des ateliers d’échanges. C’est le rôle de Maria Estela dans et avec DESMI qui touche 550 familles. 7 personnes dont 2 agro-écoagriculteurs et un vétérinaires gèrent l’association. En lien avec 11 personnes constituant l’Assemblée des sociétaires. La raison du partenariat entre cette association et le CCFD : Comité catholique contre la faim. L’organisme a été créé à la demande de la FAO après la guerre, pour lutter contre la faim dans le monde. Contrairement à certaines ONG ou fondations actuelles, le CCFD ne fonctionne que par partenariat avec des associations locales sollicitant elles-mêmes un supplément d’aide.
    Les produits du Chiapas sont distribués en Europe par l’intermédiaire du Réseau Prozapa. Munis d’un label non international qui coûte trop cher mais d’un Label « Auto-certification sociale ». Notamment le café Sur l’Allemagne, cafeLibertad , Aromezap en Grèce, Tatabuelo et Libremundo en Italie. Noventic Zapatos commercialise ses magnifiques chaussures. Cependant les sociétaires de DESMI ont choisi de ne pas développer le café et de se consacrer à des aliments substantiels. Artisans de Monde présent lors de l’intervention de Maria Estella évoque des partenaires USURI et un ancien qui a perdu son label par suite de problèmes liés au travail des enfants.
    Le travail de Maria Estella est aussi la formation des femmes. Les femmes zapatistes ont gagné leur dignité et représentent leur communauté en parité avec leurs compagnons. Mais la vie de la plupart notamment avec le nombre des naissances est alourdie par les tâches domestiques et le poids de certaines traditions.
    L’autonomie est le rêve de la plupart dans cette zone agricole du Chiapas. Mais les communautés doivent veiller car les prédateurs économiques cherchent toujours à récupérer les terres cultivées par les zapatistes. Les grands projets d’aéroports et d’une autoroute qui saignerait du nord au Sud de l’Amérique une part forte de la terre cultivable et de la Selva sont toujours là. Le gouvernement des Chiapas très proche du PRI paye et soudoie les élus locaux pour le soutenir ses projets. Ceux qui n’acceptent pas sont menacés et doivent parfois fuir. On les retrouve à l'autre bout du monde souvent désespérés mais fiers de ne pas s'ëtre vendus.
    Les rêves d’autonomie, devenus réalité dans ce coin du monde, ne peuvent sombrer et des abeilles inlassables comme Maria Estella et les équipes de DESMI y veillent.

    Le CCFD et ses bienveillantes équipes s'associe de son mieux à de tels projets et Artisans du Monde relaye des produits achetés dans de telles coopératives locales.

    Maira Estella promotrice du DESMI

    Maira Estella promotrice du DESMI


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    Tonantzin restaurant bio et sourire, San Cristobal de las Casas

    Parmi la multitude des lieux de restauration à San Cristobal de Las casas, mexicains,argentins, italiens etc... il est un petit restaurant qui me plaît particulièrement. Simplicité de quelques tables colorées à l'angle de Cristobal Colon et de Santa Maria de Guadalupe, 25, inondé par le soleil du matin et du soir. Loin des pompeuses demeures coloniales si prisées des touristes.

    Il annonce son projet : Vénérant la Déesse Mère Tonantzin et Vierge de Guadalupe, qui lui est souvent assimilée, il entend servir à la communauté locale et aux visiteurs une nourriture bio et goûteuse et végétarienne si besoin. Le but est de créer des emplois locaux et de soutenir les communautés indigènes en leur achetant leurs produits.

    On peut y goûter de nombreuses salades, empanadas, Mole, cuisine chiapaneca. sans oublier les délicieuses soupes. Le tout arrosé de jus de fruits frais, café et chocolat local bio.On peut aussi emporter et se faire livrer.

    Mais surtout prévaut la compétence des jeunes équipes qui y travaillent, le sourire, gentillesse, attention réelle au client sont des valeurs qu'on aimerait trouver plus souvent en Europe dans la Restauration. Merci donc à toute l'équipe de Tonantzin, de rendre agréable le séjour à San Cristobal tranchant sur le consumérisme échevelé qui y sévit à certains moments de l'année.


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    Un breton et son associé savoyard ont créé leur boulangerie française en plein centre de San Cristobal de las Casas. C est cette chaude odeur de pain qui m'a poussée jusque là, à l'angle de la cathédrale.

    On y trouve des pains blancs, d'excellentes baguettes mais aussi une délicieuse viennoiserie "à la française".

    Les jeunes gens ont embauché et formé des boulangers chiapanecos de leur âge. Les voir travailler là plonge le client au coeur du fournil magique "Horno magico". Et garantit l'origine artisanale du produit. A la caisse Rachel est elle aussi française.

    Mordez à belles dents ce pain authentique!

    Pain français à San Cristobal de las Casas

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    pauvreté et migration au coeur du DF

    En plein dans le centre historique, épuisés par cette vie dans un milieu urbain, des agriculteurs ou pêcheurs mexicains chassés par la misère, la violence, ou quelquefois le rêve d'une vie meilleure pour leur famille, se retrouvent à dormir sur le trottoir. A deux pas des hôtels luxueux ou pour le moins confortables destinés aux touristes.

    Les chiffres officiels de cette migration des deux années passées sont vagues ou inexistants. Cependant quand une de ces personnes fait des kilomètres de porte à porte pour demander du travail, se contente parfois d'un peu de nourriture, faute de mieux, tout en restant digne, on ne peut que saluer le courage de l'humain à subsister.

    Les mains, les pieds sont ceux de travailleurs. Ils ne se jettent pas à la rue par oisiveté ou quelconque problème psychiatrique. Le problème se situe en amont. Dans une politique inadaptée à la petite agriculture, dans la déforestation, dans les petits caciques qui leur prennent leurs biens ou leur imposent des cultures contraires à leur honneur.

    Depuis le traité de libre commerce d'Amérique du Nord (TLCAN) 3 Millions de Paysans mexicains ont dû cesser leur activité. Loin de nourritures saines auxquelles ils étaient habitués, pris dans la pollution de la mégapole, ils ne font sans doute pas de vieux os!

    Ce phénomène attend l'Europe puisqu'un traité équivalent se prépare (TAFTA). Rencontrant de nombreuses oppositions. Un avenir plus beau pour ses enfants ou la planète, c'est ce que rêve chacun. Oui mais quel avenir?

    pauvreté et migration au coeur du DF

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  • 05/22/14--00:18: Le zapatisme n 'est pas mort
  • Le zapatisme n 'est pas mort

    la libraire Terre des livres rue de Marseille à Lyon recevait hier Fernando Matamoros Ponce pour la sortie du livre collectif Zapatisme la rébellion qui dure.

    Fernando Matamoros professeur de sciences sociales au BUAP. (institut universitaire de Puebla.) Collègue du très célèbre John Holoway il à écrit avec lui Neozapatisme (syllepse 2012). il est par ailleurs l 'auteur de La pensée coloniale(2007).

    le professeur Matamoros Ponce explique les étapes politico médiatiques du Zapatisme en lenteur avec le catum (période de 20 ans dans la mythologie Maya) qui a vu coïncider la marche de 40 000 indigènes à San Ctistobal de las Casas avec la fin du monde annoncée. Fin d 'un cycle.Début d'un autre caractérisé par la petite école Escuelita. formation intensive de 5 jours pour des étudiants du monde entier. §ous la houlette d 'un guide (votan) indigène cagoulé comprendre les structures démocratiques et judiciaires. La notion de Dignité.

    le but étant de faire écho partout d 'une expérience qui influence fortement la vie des communautes dans tout le Mexique et l instauration de communes libres comme celle de Cheran.

    Au delà de La sympathie et du romantisme!

    -Comment transposer le Zapatisme en milieu urbain? demande pluiemexicaine.

    -En reinventant des liens de proximité. En s'appuyant sur l'histoire des quartiers. En créant des espaces nouveaux de parole et d'échange n 'ayant rien à voir avec le consumérisme capitaliste.

    le public peu nombreux mais convaincu(militants de longue date,jeunes universitaires trempés à la Communaute indigène. ..) se pose des questions sur le silence zapariste de Quelques années:problème de gouvernance? Peut être ambivalence entre pouvoir politique et ligne différente du Buen govierno. Autocontradiction préfère F. Matamoros.

    lien entre imaginaire traditionnel poids du langage et autre mode social.

    Mais l'assassinat du professeur Galeano le 2 mai dernier un des anges gardiens de La Realidad incite à ressortir les armes. 15 personnes ont été blessées dans cette attaque du service de santé. Depuis l'EZLN multiplie hommages et rassemblements (comme le 18 mai dernier). Pour pluiemexicaine le danger est dans la provocation visant à diviser le mouvement pour des raisons de profit. Un rearmement  qui justifierait l 'envoi de militaires dans la Selva Lacandona.

    l'arrestation de 2 suspects n ayant  pas résolu toute l'affaire.

    Comme souvent on conclut sur la complexité Mexicaine et la difficulté universelle de vivre autrement que dans l'ultralibéralisme.

    Fernando Matamoros Ponce

    Fernando Matamoros Ponce

    on se reportera aux articles de Pluiemexicaine Pourquoi je suis zapariste. La Escuelita etc...


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    Flor zapatista,cancion por Galeano

    Flor zapatista

    Flor de tierra

    Flor de la lucha

    compañera,

    Flor a tejer

    luz y sombra

    hilo de viento

    lana humana,

    Flor de votán

    Realidad

    que ya vive

    Y protege,

    Flor de sangre

    Estrellita

    que alumbra

    miles ideas,

    Flor de palabra

    la del Pueblo

    de la junta

    y municipio,

    Flor de Justicia

    con dignidad

    al tribunal

    de la verdad,

    Flor de caracol

    que camina

    lente lente

    en la selva,

    Flor de Color

    de toda la tierra

    que nos enseña

    la Democracia!

    escuelita 07/01/2014 Donde era Galeano


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    Désormais les innombrables pèlerins et touristes du monde entier pourront se recueillir à Lyon devant la Vierge de Guadalupe.

    Ce 31 mai fète de la Visitation, la patronne du Mexique et des Amériques a été officiellement intronisée dans la crypte de la Basilique de Fourvière Cette cérémonie s'est déroulée sous la présidence du Cardinal Philippe Barbarin primat des Gaules et de Monseigneur Armando Colin Cruz évèque auxiliaire de Mexico, de retour d'une délégation auprès du Pape François.

    Cette émouvante initiative est le fruit du travail de la communauté hispanophone et de son aumônier le père Boris, péruvien. Soeur Pilar religieuse du Verbe Incarné originaire du DF a eu une part active à cette réalisation, ainsi que les chevilles ouvrières de la Fondation Fourvière.

    Dans cette crypte où une dizaine de pays ont placé leur patronne, de Fatima aux Philippines, la Guadalupe se trouve la première à gauche du grand escalier.

    Les membres de la communauté sont venus en nombre, les jeunes danseuses de Mayahuel en costume de Veracruz ornaient le choeur et quelques larmes ont coulé au moment où la toile chiapaneca a découvert l'image de la Dame de Tepeyac. "Seule Vierge représentée enceinte" insite Philippe Barbarin.

    L'évèque a rappelé son importance dans l'essor religieux de l'Amérique Latine et Le Cardinal l'attachement de Jean Paul II et ses voyages à la Basilique de la Guadalupe ainsi que la béatification de l'humble mexicain qui en a reçu la visite.

    Après la bénédiction le Cardinal entraîna les fidèles devant la statue de Jean Paul II dehors. Puis il couru célébrer la messe dominicale, en espagnol et français. Animée par une équipe hispano. Aux premiers rangs heureux des couples franco-mexicains et même mexicano-russes, chercheurs, chefs de projets ou techniciens vivant dans cette cité ouverte de Lyon. Dont les enfants arboraient des costumes traditionnels.

    Echange de cadeaux entre le Cardinal et l'Evèque suivi d'un spectacle de danses sur le parvis au soleil par les danseurs mexicains, colombiens et péruviens. Sous les applaudissements enjoués du Cardinal et de l'Evèque!

    Sans nul doute désormais beaucoup de touristes seront heureux de retrouver là leur "Virgen". Qui veillera désormais elle aussi sur Lyon et peut-être un peu sur la France, depuis cette colline Sacrée de Fourvière.

    La vierge de Guadalupe entre à la Basilique de Lyon
    La vierge de Guadalupe entre à la Basilique de Lyon
    La vierge de Guadalupe entre à la Basilique de Lyon
    La vierge de Guadalupe entre à la Basilique de Lyon

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    C'est avec plaisir que Sebastian trottine vers l'école Païdos. Sans uniforme, il s'arrête pour regarder les ménagères au lavoir et pour saluer le papa d'un compagnon qui prépare la pâte de ses quesadillas, la marche bande de fruits.

    Puis il frappe à la porte de l'école Païdos. Dans la cour d'entrée un rosier grimpe à l'assaut du mur. Une tortue dans son vivarium.Une formidable exposition de fossiles : paléontologie et archéologie en bonne place permettent de se situer sur l'échelle du temps.

    Le bâtiment disposé autour de la cour principale a été conçu par le père architecte de la directrice. A l'arrière un jardin d'expérimentation aux beaux arbres.

    L'accueil est chaleureux et souriant.

    L'école affiliée à la fédération internationale des écoles Freinet s 'inspire de cette pédagogie. Respectueuse de l'enfant elle place le langage au centre de sa pratique.

    Ainsi que l'ouverture citoyenne au monde et à l'environnement. Respectueuse aussi des traditions civiques(journée de l'intégration nationale occasion de manifester la diversité d'origine).

    Les apprentissages de base (langue mathématiques) ont parfois le niveau des recherches universitaires. Les arts et le sport sont dirigés par des maîtres spécialement formes.

    Le projet pédagogique est très exigeant et appliqué.

    Les enfants en difficulté ou perturbés par des questions familiales sont pris en charge par un ancien maître devenu psychiatre.

    Les réalisations pédagogiques font preuve d 'une grande inventivité:

    Conte radiophonique,théâtre historique, charades scéniques.

    Les parents ne sont pas seulement invités aux spectacles ils participent à l'entretien, aux tâches matérielles,à la gestion financière et administrative. Ils accompagnent les journées sportives ou les visites au somptueux musée d'Anthropologie.

    Nichée au coeur du DF cet îlot de haute sociabilité et citoyenneté soucieuse du développement de chacun selon son rythme s'inspire aussi de l'école grecque. Païdos signifie enfant.  Tout un programme dans un monde où tant de petits sont sacrifiés à des intérêts qui n'ont que peu à voir avec l'humanisme.


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    Chez le luthier de San Juan

    Flânant au Marché de l 'artisanat San Juan au coeur du DF l 'arrêt chez don Jésus Martinez le luthier comble les amoureux de musique et de belle ouvrage.

    Minutieux comme il se doit dans cette profession on le voit réparer un guitaron,rajouter en moins de rien une plaque de protection à la rosace d'une guitare. Travailler à une mandoline.

    Son atelier est un passage obligé pour les musiciens exigeants. On rencontre un guitariste de Bellas Artes de retour d'une longue tournée en Europe qui vante le café noir parisien et parle avec nostalgie du public français. Tandis que l 'acteur et chanteur "du peuple" Ernesto Sarmiento attend en silence son tour. Au fure et à mesure de son travail le luthier échange avec lui. Cherche à satisfaire son client.

    Puis il montre une vihuela de sa conception et la marqueterie d'une guitare romantique.

    Ernesto Sarmiento

    Ernesto Sarmiento

    On laisse finalement travailler cet amoureux du beau métier de luthier dans son local 46 du mercado San Juan. Et on s'en va avec un air de vihuela qui vous fait traverser sur un nuage le mouvant quartier San Juan.


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    Agusto et Letty ont l'oeil bien vif derrière leur étal de petits cochons, au Vanitas Bazar! Certes les tirelires ont la forme et les yeux ronds rassurants mais les artistes s'en donnent à coeur joie dans la déconstruction. Assez de l'image de la Frida qui met en transe les jeunes filles en mal d'hystérie, Pochinita frida est certes brune et ornée de rubans mais elle reste une cochonne! Un jeune médecin se penche sur Pochinito avec son mini masque et le pochinito oculiste porte des lunettes. Chacun peut trouver là,celui de sa corporation ou de ses rêves. Des rêves à la mexicaine, débordants d'humour et toujours un peu décalés. Loin d'un bibelot à poser sur un meuble, le Pochinito remplit un rôle d'auto-dérision..La jeune génération d'artistes mexicains n'est pas seulement habile de ses mains, elle connaît les codes philosophiques! Letty poète par ailleurs se tait en peignant, mais Agusto pétille d'inventivité verbale. Attention il existe des imitations pâlichonnes mais leurs pochinitos auront toujours une griffe d'inventivité!

    http:// www.facebook.com/pochinitosplexo


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    NeografiKa, son luchador ne vous laissera pas de bois!

    Je vous défie de passer devant le banc d'Ivan Azamar au Bazar Vanitas Codi et de résister aux regards de ses Luchadors de bois. (gardons cette orthographe fantaisiste qui sonne bien!...)

    Des plus petits aux pièces majeures de 50cms , les bras croisés dans la pose traditionnelle, de toutes les couleurs, avec ou sans cape, anges gardiens ou faux méchants, sobres ou rutilants,ils reflètent toute la palette des attitudes de la célèbre Lucha Libre Mexicaine.A tel point que les célèbres Luchadors se pressent pour figurer en photo au côté du jeune artiste poblano.

    Ivan passionné d'Art graphique a dû rester à Puebla pendant ses études, ses parents ne souhaitant pas lâcher leur fils au DF. Il est donc passé par une filière de dessin industriel qui donne de solide bases techniques.Et puis il s'est consacré à sa passion, créant Néografika, alliant le bois et la peinture minutieuse, inventive, et comme lui, craquante!

    Car particulièrement le regard des Luchadors timide, charmeur, méchamment fondant, de toutes les couleurs d'iris, Jusqu'au gris subtil.Un peu comme l'est la diversité des origines dans l'immensité du territoire mexicain.Et celle des caractères génétiques, psychologiques.. Richesse de notre patrimoine humain bien à même de nous rappeler à de paisibles comportements plutôt qu'à laisser libre cours à nos névroses.

    Sans doute est-ce aussi le rôle cathartique de la Lucha Libre. Et les raisons de son succès au pays de l'humour décalé.

    En tout cas Ivan Azamar a su saisir tout cela et le présenter au public.Pour le plus grand plaisir des enfants et des adultes qui ont gardé un regard émerveillé. Chacun peut trouver parmi ses pièces le luchador qui révèle la part émouvante et ludique de ses rêves.

    On voir ces réalisations sur la page facebook d'Ivan Azamar et sur celle de Néografika


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    Angeles et Mayahuel, la danse en partage

    Angeles comme l’appelle ses danseuses de Mayahuel considère la danse comme un partage de joie et de bien être. Et cela se sent autant parmi la troupe amateur qu’elle dirige avec exigence, que parmi les spectateurs gagnés à l’énergie qui s’en dégage.

    Les ballets sont réglés avec minutie, les coiffures, costumes, chaussures, impeccables. Et d’année en année depuis 4 ans on voit progresser le ballet. Pourtant il s’agit d’une troupe d’amateurs, de 13 à 50 ans, soumise aux fluctuations de la vie étudiante ou familiale. « On forme un jeune qui va s’en aller hors de Lyon à la fin de ses études ou après le bac, ou bien rentrera au Mexique. » 12 femmes et 2 hommes, Julio et Jorge qui jouent à fond le jeu de la séduction et la fougue propre aux danses folkloriques mexicaines.

    Maria de Los Angeles Zamora Massez née à Santa Maria Xochiac diplômée de l’ESEF comme professeur d’éducation physique a toujours aimé la danse incluse dans cette formation. Elle a intégré pendant 5 ans une troupe dont l’objectif était la transmission de la joie, qui se rendait dans les hôpitaux et différents services, et cela l’a profondément marquée. Puis elle danse dans différents groupes jusqu’à l’obtention d’un diplôme au centre Nueva Vida. En 1988 une tournée en France du Nord au Sud, un accueil chaleureux avec hébergement chez l’habitant. Son premier contact avec l’hexagone. De retour à Mexico elle rencontre celui qui devient son mari et le suit à travers le monde pour son travail. Posée quelques années à Belfort elle y crée une première association familiale, participants de tous âges n’ayant jamais dansé. En 2010 c’est Lyon et la fondation de l’association Mayahuel qui souhaite transmettre la culture mexicaine à ses propres enfants nés du monde et la faire connaître alentour. Les danseurs de Mayahuel constituent le noyau fort de cette association et font beaucoup pour attirer des sympathies en direction du Mexique. « On a envie de prendre un avion tout de suite », dit un spectateur lors de la prestation des Fêtes Consulaires.

    Angeles consacre donc désormais une part majeure de sa vie à la chorégraphie. Il s’agit de chercher ce qui peut se danser ou non, ce qui est le plus approprié à la troupe. De régler le ballet et d’exercer les danseurs. Les répétitions ont lieu tous les vendredis de 19h à 21h 55 Bd de La Province à Ste Foy Les Lyon,69110.

    « J’ai dû faire pour le mieux, adapter beaucoup parce que tous étaient débutants ! Je sais que la technique n’est pas forcément la meilleure, il y a ceux qui ont plus de facilité, mais le groupe est ouvert à tous. Je me montre aussi assez exigeante et je crois que ça donne des résultats ». Chaque danseur achète ses propres costumes arrivant en direct d’une coopérative mexicaine grâce aux bons soins de la secrétaire de Mayahuel Adriana Rivas qui se rend régulièrement à Mexico pour son travail.

    Il s’agit aussi de montrer différentes facettes de la culture traditionnelle de différents états de la République Fédérale : Après Chiapas, Jalisco, Veracruz, Angeles a introduit récemment une danse de séduction de Michoacan.

    Mayahuel intervient une fois par mois dans des maisons de retraites, où l’accueil est très chaleureux. « La danse est comme un don que nous apportons à ces spectateurs en allant vers eux. »

    Pour l’ouverture à des festivals mexicains en France, elle aimerait avoir le temps de prendre des contacts. Cela demande beaucoup de disponibilité et les administrateurs de Mayahuel ont aussi leur travail et beaucoup de tâches associatives. - Toutes les bonnes volontés sont les bienvenues !

    En attendant Angeles tient le cap sur « ce chemin exigeant, pas toujours facile mais qui vaut la peine. » Car la danse pour elle et pour les mexicains fait étroitement partie de la vie.

    Angeles et Mayahuel, la danse en partage
    Angeles et Mayahuel, la danse en partage
    Angeles et Mayahuel, la danse en partage
    Angeles et Mayahuel, la danse en partage
    Angeles et Mayahuel, la danse en partage

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    Fêtes consulaires, le Faire mexicain

    Une nouvelle fois les Fêtes Consulaires rassemblent et favorisent les échanges.

    La délégation mexicaine ne se contente pas d’exposer et d’informer, elle invite à participer. Ainsi 5 fois en deux jours les 4 ateliers typiques réunissent à chaque séance chaque une quinzaine de participants de tous âges. Menés par des maîtres artisans venus spécialement du Mexique, ils font connaître des pratiques culturelles profondément ancrées dans la vie du pays.

    Francisco et ses ateliers Wixarika de tableau de perles, et d’ojo de dios , Raùl du Musée d’Art Populaire de Mexico présente des Alebrijes à peindre, Paty brodeuse inculque les points traditionnels des lumineuses broderies de Hidalgo.

    Minutie, attention, ce moment de Faire où l’esprit s’abstrait des préoccupations, de la rentabilité et de la vitesse du moment, est une perle rare pour celui qui s’y adonne et pour ceux qui regardent. Il se passe quelque chose au stand du Mexique ! Les ateliers il faut le dire et la créativité manuelle font intensément partie de la vie mexicaine. On n’y étiquette pas négativement le faire par rapport au penser. Les deux vont de paire. Et chaque pratique a sa philosophie aux racines ancestrales et sacrées. Couleurs, formes ont des effets curatifs sur ceux qui les arborent et les regardent.

    Il règne d’ailleurs autour des tables une atmosphère spécifique. Présence très attentive et très silencieuse des Maîtres. Le geste prime et redevient langage.

    Les Fêtes consulaires sont aussi un moment d’échanges entre les délégations et les visiteurs. Que cela passe simplement par une photographie ou par quelque mots.

    Ivan Anthropologue mexicain marié à une française fait remarquer le nombre de sourires chez des mexicains présents sur le stand, un sourire qui ne peut que favoriser les contacts humains.

    La délégation mexicaine est généreusement et activement soutenue par CIC Iberbanco dont le directeur Carlos-Javier Ginel Manzaneda assure efficacement la synergie.

    Fêtes consulaires, le Faire mexicain
    Fêtes consulaires, le Faire mexicain
    Fêtes consulaires, le Faire mexicain
    Fêtes consulaires, le Faire mexicain
    Fêtes consulaires, le Faire mexicain
    Fêtes consulaires, le Faire mexicain
    Fêtes consulaires, le Faire mexicain
    Fêtes consulaires, le Faire mexicain
    Fêtes consulaires, le Faire mexicain
    Fêtes consulaires, le Faire mexicain
    Fêtes consulaires, le Faire mexicain
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    Wixàrika, partage d'une culture, mieux être de l'humanité

    Une petite école en terre dans une zone montagneuse de l’Etat de Jalisco. C’est là qu’enseigne Francisco Benitez de La Cruz. Enseignant et chercheur, défenseur de son peuple Wixàrika. Que les colons espagnols ont appelés Huicholes. Quant au nom espagnol de Francisco il l’a acquis lorsqu’il est entré à l’école secondaire. Et son nom intime qui signifie Rayon de Soleil est celui de sa naissance.

    Etre Wixarika, c’est avoir deux noms : celui de sa langue maternelle et celui qui est nécessaire pour suivre des études ou s’intégrer à la vie mexicaine d’aujourd’hui. Ce lien constant entre les deux mondes permet de partager la culture profonde d’un peuple menacé par le capitalisme et souvent marginalisé comme la plupart des communautés indigènes du monde.

    Maestro Francisco invité à Lyon lors des Fêtes Consulaires pour animer un atelier d’artisanat Wixàrika pour la deuxième année, a été heureux de partager ses connaissances spécifiques avec un auditoire nombreux, de la communauté mexicaine et hispanophone et aussi d’étudiants en antropologie. L’association Palenque a favorisé cette rencontre à l’Atelier des Canulars, un lieu de discussions un peu différentes sur la marche du monde, dans un quartier de tradition libertaire.

    Le territoire Wixarika occupe une zone centrale du Mexique portant sur plusieurs états : Jalisco, Nayarit, Zacatecas,et San Luis Potossi. Conformément aux lois sur les peuples indigènes cette région leur appartient. Pourtant elle est de plus en plus menacée et les accords gouvernementaux sont bafoués. En effet en 2000 cette zone sacrée pour les wixarikas est reconnue par l’UNESCO mais en 2007 les accords sont suspendus . La compagnie minière canadienne Majestic Silver, continue à exploiter le sous-sol sur le site de Real de Catorce avec tous les dégats environnementaux possibles : pollution de l’eau et du sol par les produits hautement toxiques cyanure et mercure utilisés pour le lavage du minerai ainsi que les fractures géologiques liées aux explosions de fouilles et d’extraction.

    Francisco s’appuie sur des photos et l’on a facilité à imaginer les dégâts sur les populations.

    Mais il insiste surtout sur les coutumes, vestimentaires d’abord : Le vêtement qu’il porte est celui des fêtes, très brodé et coloré sur fond de coton blanc. Mais il n’en a pas toujours été ainsi car le tissage de la laine de mouton principale ressource textile ne donnait jusqu’à une époque récente que deux couleurs le blanc et le noir. Aujourd’hui le vêtement de travail traditionnel, sobre mais ceinturé de rouge cohabite avec celui du pantalon tee-shirt qui a envahit la planète.

    Les Wixarikas sont à la base des cultivateurs des 5 couleurs de maïs natif. Mais leur spiritualité millénaire en fait les derniers gardiens du peyolt champignon du cactus, qui consommé de manière rituel le dès l’âge de six ans, à dose infimes fait partie de l’ouverture à la conscience cosmique. Les américains et européens attirés par des effets hallucinogènes se sont rués dans cette région pour voler et consommer le peyotl .

    Les éléments naturels sont considérés comme sacrés et partie intégrante de la vie : Autour du père soleil, la Terre Mère, Le Maïs, l’air, la Mer (sang de la Terre), le grand-père feu. Les Peuples Wixarikas se rendent en pèlerinage sur les sites sacrés en demandant de bénir les objets qu’ils offrent pour leur rendre la vie meilleure. Ils croient aussi à la Mer, au large de jalisco et font des vœux devant elle. Ces éléments vivants se retrouvent dans la symbolique artistique : comme le peyotl, l’aigle, le cerf, et l’œil de Dieu « Ojos des Dios». Réalisées en bois et laine, ces figures géométriques aux reliefs et coloris très subtiles attirent la bienfaisance divine.

    Mais ce ne sont pas seulement les compagnies minières qui menacent l’avenir de ce peuple : Les campagnes gouvernementales en faveur des écoles ne sont souvent que ponctuelles, les maîtres insuffisamment formés, voire pas, ne sont pas bilingues. Et même si les enfants ont plaisir à venir à l’école, ils doivent aussi aider leurs parents à semer autre chose que des cultures vivrières : En effet, sous l’influence de cartels locaux les chanps sont réquisitionnés et plantés de marijuana.

    Cette situation est difficile surtout lorsqu’un maître exigeant comme l’est Francisco fait tout pour conserver et transmettre les valeurs de son peuple. Afin que les enfants se sentent dignes de leur culture et aient plaisir comme lui à la vivre et à la partager.

    Car « la reconnaissance d’un peuple indigène et le respect qui lui est dû fait partie de la reconnaissance et du respect dû à l’humanité toute entière ». C’est aussi un appel à défendre Wixarika et à se garder informé sur les péripéties qui menacent nos frères humains, au centre du Mexique. A une nuit de vol de chez nous. Pas si loin !

    Sur twitter Corazon de venado @venadomeztizo

    documentaire

    territoire wixarika

    territoire wixarika

    traductrices accompagnateurs et amis mexicains

    traductrices accompagnateurs et amis mexicains


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  • 06/22/14--01:12: Digno Ochoa
  • Digno Ochoa

    "O-Cho-a! Comme ça vous n'oublierez jamais mon nom", me dit le chauffeur de taxi ravi.

    Il venait de me raconter que le jeune gardien mexicain exerçait en France. A Ajaccio.

    Effectivement devant les beaux arrêts du sieur Ochoa lors des deux matches de la Coupe

    du monde, je revoyais le taxi!

    Memo quand il plonge sur le ballon, même s'il n'est pas immense, il a de la gueule!

    Boucles au vent autour du bandeau, il rappelle ces grands footballeurs d'Amérique latine

    qui couraient dans la grande équipe des verts autrefois.

    Plus question de ronger son frein sur le banc comme en 2010. Remarqué par un

    entraîneur allemand, le jeune jalisqueño (de Guadalajara) a commencé le foot en

    2003. L'ancien gardien mexicain qui lui reprochait ses sorties et ses échecs face aux tirs

    de loin, doit aujourd'hui revoir ses propos. Certes les Camerounais malgré leur taille,

    n'étaient pas à la hauteur. Mais on ne peut pas en dire autant des attaquants Brésiliens!

    Et les 4 arrêts magistraux valent à Memo les éloges de la presse internationale. On insiste

    aussi sur "son humilité" et "sa gentillesse". Et ce ne sont pas les mexicains qui le disent.

    Même s'ils l'ont immédiatement installé au panthéon des Saints et des Sauveurs.

    Ochoa mérite donc désormais le respect dû aux grands gardiens. Il faut dire aussi que la

    défense mexicaine le secondait bien. Assez bons stratèges, les mexicains ont fait honneur

    au foot. Miguel Hererra est un entraîneur heureux. Et je n'oublierai pas Ochoa!


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    Jean 21,7 ou les plongeurs, poème de Javier Sicilia (trad pluiemexicaine)

    JEAN 21, 7

    Ou les plongeurs

    Tu as vu les plongeurs à la « Quebrada » ?

    Ils grimpent la falaise, avides d’atteindre la cime

    Pour ensuite regarder vers l’abîme

    Où la mer est un dieu obscur et indomptable

    Une double inconnue, comme un rugissement entre les rocs

    Que cherchent-ils dressés et tendus comme un arc prêt à

    Lancer la flèche de leurs torses bronzés ?

    Pour qui ? Pour l’amour de qui se jettent- ils encore et encore

    dans le vide ?

    Une mystérieuse volonté jamais satisfaite les élève et les propulse à nouveau

    dans l’océan intemporel,

    dans cette blessure ouverte au flanc des falaises

    comme si le cosmos y avait déchiré la matérialité de la terre

    et, à peine plongé, Sisyphes de l’eau, ils refont surface

    pour reprendre le même chemin, tandis que dans leur dos

    craintifs du dieu, les fausses fleurs de marcasite,

    les cris du mauvais pas,

    les tours des hôtels

    cette Babel de consolation que Baal a érigé le long des plages

    éteignent l’appel de la mer

    la voix du dieu qui continue son

    mugissement dans les profondeurs de la falaise.

    Seuls nous spectateurs

    Quelques uns sortis du cercle infernal,

    Sur les terrasses et les escaliers contemplons le rite

    Comme si dans les plongeurs le royal récupérait son sens

    Comme si en eux,

    Dans la forme qui lève les bras

    Incline le torse et se lance dans le vide

    Se matérialisait l’expérience de nos propres vies

    Et attendant nous garderons une réponse au mystère,

    Et je me demande, au milieu du tumulte

    Si à chaque plongeon il se rappelle Pierre

    Ou peut être pense-t il quand tôt dans la barque

    Séparé du Seigneur, par la rive due Tibériade, et ceignant la peau

    De mouton, il se jeta dans la mer ?

    Mais eux étaient nus

    Et à s’élever dans la falaise ils dessinent la grande inconnue

    De l’existence qui fut remise à Pierre.

    Et chaque fois ils répètent le geste

    Comme espérant voir un jour le Seigneur parmi les rochers

    Et être accueillis dans leur nudité.

    Ou peut-être gardent- ils le regard de Jean

    Ce fils de la veille, qui au milieu de la nuit tape dans le mile

    Que tous cherchent et nul ne voit.

    Je ne sais pas,

    Mais en eux,

    Bien qu’immatures comme nous

    En eux, qui se lancent avides jour après jour de l’arbre de la falaise

    A la recherche du dieu

    Et dans leur chute plongent dans le mystère sans trouver de repos

    En eux, veut se dessiner cette tendresse de Pierre qui était la preuve de son amour

    Mais de leurs gestes n’émerge pas pleinement la tendresse,

    Tendus avant le saut, craignant de se manquer, de dévier la chute

    Et une fois encore ils remontent, l’oreille attentive

    au ressac du dieu,

    et une sombre espérance qui point aveuglément vers l’abîme.

    O Seigneur prends là,

    Celée dans ton cœur,

    Conserve-la avec la plénitude qui nous appartient toujours

    Et là, dans le secret de l’ombre que clame le mugissement de la mer

    Célèbre le désir des hommes d’arriver jusqu’à toi,

    Peut-être par hasard,

    dans l’océan auquel ils se fondent

    dans ce coté à peine ouvert de la falaise

    se trouve le lieu

    où l’espérance de manière incompréhensible transforme le saut en tendresse

    et les eaux et leur rive dans ce trou ouvert où la somme des sauts

    se révèle dans le visage de ta résurrection

    qui nous accueille.

    O, c’est pas vrai, Seigneur,

    Qu’à la fin du spectacle,

    dans le sourire des plongeurs

    Et dans celui que nous leur adressons depuis la rive,

    Existe ce visage, préparé depuis toujours et encore inconnu

    pour nous et eux, de ton apparition ?

    Extrait de Lectio dans le recueil La présence déserte, Poésie 1982-2004

    Fondo de Cultura economica

    Ces poèmes écrits avant que Javier Sicilia ne renonce à la Poésie par suite de l'assassinat de son fils Juan Francisco, puisent dans la foi profonde de cet homme et nous parlent d'éternité et d'un appel à la transcendance, charnel et incessant.


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    Bulbots des bulles d'imagination

    Uriel Rodriguez dont l’Alebrijes a été plébiscité prix du public en 2013 déborde d’imagination !

    Dessinateur industriel frotté aux techniques sophistiquées, il a créé ses Bulbots en 2010. En résine, peints à la main puis émaillés, agrémentés de cristal, métal, selon la série. Collectors ou en série limitée ils viennent de mondes différents : Bulbots psicotropikos, Toxicos, lucha libre, arrecife, giger, catrina, chopper, hellraiser, cosmicos. Mais chaque pièce est unique et sortie du cerveau effervescent de Maestro Uriel. Et signées.

    Ce monde assez masculin a été récemment complété par quelques pièces aux étonnants bonnets phrygiens au crochet de couleurs vives pas du tout incongrus, d’Angela autre artiste mexicaine. A s’offrir en amoureux.

    On trouve les Bulbots Art Toys dans les Bazars les plus chics du DF, à Guanajuato et cette petite armée pacifique envahira bientôt la planète par l’intermédiaire des réseaux sociaux. On peut voir les collections complètes sur le Blog http://bulbots.blogspot.fr

    Sur twitter @bulbotsarttoys

    Facebook http://m.facebook.com/bulbotsarttoys?


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